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Duo féminin pour renforcer le principe de l'égalité des sexes

Chiara Simoneschi en compagnie de Stéphane Montangero, président du CSAJ

(Keystone)

Tout au long de l'année, une vingtaine de jeunes femmes devraient profiter chacune de l'expérience d'une aînée engagée dans la vie publique. Le «mentoring» - c'est le nom de ce principe - vise à assurer la relève des femmes en politique, mais aussi à renforcer leur sensibilité aux questions de l'égalité.

Le «mentoring» n'est pas nouveau. Cette forme d'entraide - qui s'appuie notamment sur la création de réseaux de contacts - est pratiquée de manière informelle dans tous les domaines de la vie publique et professionnelle.

Longtemps resté l'apanage du monde masculin, le «mentoring» est aujourd'hui aussi pratiqué par les femmes. D'ailleurs, vendredi à Berne, le Conseil suisse des activités de jeunesse (CSAJ) et la Commission fédérale des questions féminines ont présenté la seconde phase de leur programme. Qui concerne un «mentoring» exclusivement féminin.

Le principe est simple. D'un côté, 23 «mentors». Autrement dit, des femmes actives dans une organisation ou un parti. Parmi celles-ci, la conseillère nationale UDC Doris Leuthard Hausin, la socialiste Simonetta Sommaruga et la conseillère aux Etats radicale Christine Beerli.

En face, autant de «mentées». En d'autres termes, des jeunes femmes de 17 à 30 ans curieuses de découvrir les rouages de la politique. «Pendant une année, elles devraient profiter de l'expérience de leurs aînées», explique Chiara Simoneschi-Cortesi.

Et la présidente de la Commission fédérale pour les questions féminines d'ajouter: «leur coach devra faciliter leur intégration dans les milieux susceptibles de les intéresser.»

Les organisateurs espèrent que ce travail en tandem permettra notamment d'assurer la relève féminine dans la vie politique du pays. «Les femmes ont toujours moins de chance d'être élues ou d'accéder à des postes en vue dans la vie publique», rappelle Chiara Simoneschi-Cortesi.

Et la conseillère nationale de poursuivre: «en suivant la carrière d'une politicienne confirmée, les jeunes femmes seront mieux préparées à faire face aux obstacles qu'elles ne manqueront pas de rencontrer.»

Cette prise de contact avec la réalité du monde politique devrait aussi sensibiliser les jeunes «mentées» à la cause féminine. En outre, elle devrait leur faire apprécier les bénéfices des réseaux de solidarité.

L'un des volets de ce «mentoring» consiste d'ailleurs à aider les politiciennes en herbe à se constituer un carnet d'adresses et à développer les contacts nécessaires à la réalisation de leurs projets d'avenir.

Mais, par-dessus tout, ce programme de parrainage doit favoriser les vocations des «mentées», leur insuffler la passion de la chose publique et le courage de se lancer.

L'an dernier, Stéphanie Apothéloz a bénéficé du projet pilote de «mentoring» lancé par CSAJ et la Commission fédérale des questions féminines. «Cette expérience, affirme la jeune fille, m'a permis de développer une certaine confiance en moi. Je sais aujourd'hui que, moi aussi, je suis capable de présenter un dossier ou de défendre une idée. Ça renforce ma volonté d'aller de l'avant.»

Quant à son coach, Thérèse Meyer-Kaelin, elle n'hésite pas à affirmer qu'elle a, elle aussi, profité de la dynamique du tandem. «Pour pouvoir faire face à la curiosité de Stéphanie, souligne la conseillère nationale démocrate-chrétienne, j'ai dû affiner mon discours et apprendre la précision. Une expérience qui a certainement tonifié ma propre action politique.»

Vanda Janka


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