Les temps sont durs pour les PME
Les petites et moyennes entreprises, où travaillent deux Suisses sur trois, doivent faire face à un ralentissement inexorable de la croissance. C'est ce qui ressort du baromètre UBS pour le 3e trimestre 2008.
Les quelque 700 PME interrogées dans le cadre du sondage effectué par le géant bancaire sont encore 34% à signaler une amélioration au regard des trois premiers mois de l’année. Le taux apparaît toutefois nettement inférieur à la moyenne constatée au cours des quatre trimestres précédents (48,5%).
Et les attentes pour le troisième trimestre laissent entrevoir un approfondissement de la tendance. Les experts de l’UBS fondent leurs dires sur des entrées de commandes, des chiffres d’affaires, des bénéfices et une réserve de travail évoluant en contraction.
Reste que les PME continuent d’engager à tours de bras. Elles sont encore 21% à avoir étoffé leurs effectifs. Le phénomène confirme le décalage constant entre le début d’un cycle de ralentissement et sa traduction effective sur l’emploi.
Le climat des affaires se révèle bien meilleur pour les acteurs du tertiaire que ceux du secondaire. Par exemple, 40% des premiers ont signalé une amélioration entre avril et juin, contre 24% seulement pour les deuxièmes.
L’UBS note au passage que les PME se montrent plus pessimistes pour les prochains mois que les plus grandes entreprises questionnées parallèlement.
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