La France sort des cartons le TGV Mâcon-Genève
Annoncé depuis plus de dix ans, le TGV Mâcon-Genève, qui doit permettre de raccourcir d'une demi-heure le trajet entre Paris et la Cité de Calvin, va enfin devenir une réalité. Il coûtera 348 millions de francs et sera terminé en 2006.
Pour une raison difficilement compréhensible, les trains venant de Paris font un long détour par le sud du département de l’Ain, s’arrêtent dans le village de Culoz, avant de rejoindre Genève. Un détour de 47 kilomètres. En 1988, le Conseil d’Etat genevois a demandé à Michel Rocard, alors Premier ministre, de réhabiliter la ligne des «Carpates».
Genève mettrait la main au porte-monnaie
Il s’agit d’une voie de chemin de fer désaffectée, reliant Bourg-en-Bresse à Bellegarde et passant par le centre montagneux du département de l’Ain. Alors que les travaux doivent avoir lieu en territoire français, le canton de Genève se dit prêt à mettre la main au porte-monnaie. La ligne des Carpates permettrait de gagner une demi-heure, ramenant la liaison avec Paris à trois heures.
Pierre Etienne Bisch, préfet de l’Ain, vient enfin de présenter «l’avant-projet sommaire», l’étape indispensable avant la mise en enquête publique prévue en 2002. Le TGV Mâcon-Genève dort dans les cartons depuis treize ans.
La remise en état de la ligne entre Bourg-en-Bresse et Bellegarde est estimée à 1,516 milliard de francs français, soit 348 millions de francs suisses. Elle devrait être terminée en 2006.
La SNCF prévoit de créer une gare dans le petit village de Nurieux, à proximité du lac de Nantua. Là, les dix TGV quotidiens venant de Paris et composés de deux rames se sépareront. Une rame prendra la direction de Genève, l’autre ira vers Annemasse et Evian. La scission des rames ne devrait prendre que trois minutes.
Le préfet de l’Ain n’a pas précisé le montant de la participation suisse, notant seulement que les négociations sont en cours, au niveau des deux pays. Sachant qu’en général ce genre de travaux coûtent toujours plus cher que le devis annoncé, la Confédération aura-t-elle son mot à dire en cas de rallonge budgétaire?
Ian Hamel
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