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Le PRD s’engage pour la famille

Selon Gerold Bührer, président des radicaux, le bilan du PRD à mi-législature est honorable. Keystone

Le comité directeur du PRD a subi un revers avec son projet de congé maternité plus ou moins long selon l'ancienneté. Par 176 voix contre 27, les délégués du parti lui ont préféré samedi à Hérisau le modèle Triponez qui prévoit un congé de 14 semaines couvert par les allocations perte de gain (APG).

Le comité directeur du Parti radical (PRD) proposait pour les salariées un congé maternité entre 8 et 14 semaines en fonction des années passées dans l’entreprise. Pour compenser les surcoûts pour les employeurs, le taux de cotisation aux APG doit être réduit de 0,1%.

Pour sa part, la proposition du conseiller national et directeur de l’USAM Pierre Triponez prévoit que les mères reçoivent pendant trois mois et demi une indemnité prélevée sur les APG et correspondant à 80% de leur revenu. Y ont droit les femmes assurées aussi bien en qualité d’employées qu’en tant qu’indépendantes.

Contre les employeurs-payeurs

Il n’y a pas de raison pour que les employeurs soient les seuls à payer, a souligné M.Triponez. Par ailleurs, son modèle ne pénalise pas les entreprises employant beaucoup de femmes.

Plusieurs partisans ont été sensibles au fait que le modèle n’entrave pas la mobilité professionnelle des femmes. Le congé maternité ne doit pas être une récompense pour services rendus et fidélité à une entreprise, a estimé la présidente des femmes PRD, Marianne Dürst-Kundert.

La conseillère nationale neuchâteloise Michèle Berger-Wildhaber a rappelé que les jeunes entrent toujours plus tard dans le monde du travail. Avec la solution selon l’ancienneté, les femmes devraient pratiquement attendre d’avoir 40 ans pour faire des enfants et bénéficier d’un congé maternité maximal.

Arguments contre balayés

Les arguments de la conseillère nationale argovienne Christine Egerszegi, qui a présenté la proposition du comité directeur, ont été balayés. Elle a tenté de faire valoir que le modèle Triponez coûtera beaucoup plus cher et que sa mise en oeuvre prendra plus de temps. De plus, il s’apparente à une assurance maternité, dont le principe a été clairement rejeté par le peuple récemment, a-t-elle répété plusieurs fois.

La problématique du congé maternité a été le point le plus discuté du papier de position «politique familiale» soumis à l’assemblée. Le reste a été approuvé implicitement, une proposition de renvoi ayant été rejetée.

Ce document propose des pistes pour que les femmes puissent mieux concilier vie familiale et carrière professionnelle. Il recommande notamment une amélioration des structures d’accueil pour les enfants et des allègements fiscaux pour les familles.

Mots-d’ordre sans surprise

Les deux autres objets à l’ordre du jour, le frein à l’endettement de la Confédération et l’initiative pour l’imposition des gains en capital en votation le 2 décembre, ont été sans surprise. Suivant leur conseiller fédéral Kaspar Villiger, les délégués ont décidé de recommander le oui au premier par 136 voix sans opposition, et le non au second par 126 voix sans opposition.

Le frein à l’endettement prévoit que les dépenses inscrites au budget ne doivent pas dépasser les recettes prévues. Cet instrument permet «de résister au chant des sirènes des lobbys» et d’empêcher un retour aux déficits chroniques, estime le ministre des finances. Quant à la taxe sur les gains en capital, elle pénaliserait la Suisse et ne garantirait pas de rentrées régulières.

En ouverture de la rencontre, le président du PRD Gerold Bührer a tiré un bilan positif des résultats obtenus à mi-parcours de la législature. L’engagement pour une croissance économique durable et d’une politique extérieure «responsable et sûre d’elle-même» a été au centre de son discours.

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