Mario Corti s’explique
Après des semaines de spéculations sur sa rémunération, le patron de Swissair confirme que son contrat lui garantit un salaire de 13 millions pour cinq ans.
13,2 millions de francs pour cinq ans: c’est le revenu brut que le groupe avait assuré à Mario Corti. Après déduction des charges sociales et des cotisations de prévoyance, cette somme correspond à environ 2 millions de francs avant impôts par an. C’est ce que révèle Mario Corti dans le bi-hebdomadaire alémanique «Finanz und Wirtschaft».
Options sans valeur
A cette somme, il faut ajouter les 50 000 options pour l’achat de titres SairGroup que le patron de la compagnie s’est vu offrir. Ces options, d’un prix d’exercice de 167 francs et d’une durée de cinq ans, étaient bloquées durant les trois premières années de son contrat. Aujourd’hui, elles ont perdu toute valeur.
En outre, Mario Corti a obtenu un prêt pour faciliter son changement de domicile. Une somme qu’il remboursera au plus tard lorsqu’il aura vendu son ancienne résidence à Bex, dans le canton de Vaud, précise-t-il encore.
«Il faut comparer»
Mario Corti répond très directement aux critiques concernant la hauteur de son dédommagement. Il fait valoir qu’il a quitté «une position de cadre de première classe dans un groupe de première classe».
Chez Nestlé, il était en effet chef des finances. Un poste qu’il a quitté pour «un avenir hautement incertain au service de Swissair».
Mario Corti en appelle aussi à comparer ses conditions de dédommagement avec celles offertes à des cadres supérieurs dans des positions similaires. Et cela avant de juger s’il peut être taxé d’excès de cupidité.
Le patron de Swissair souligne que ses conditions d’engagement avaient été approuvées par le Compensation Committee de SAirGroup. Mais aussi signées par les deux vice-président du conseil d’administration, Thomas Schmidheiny et le banquier genevois Benedikt Hentsch.
Discussion possible
Toutefois, Mario Corti a l’intention d’examiner une possible diminution de ses prestations. Une analyse qu’il fera avec le commissaire au sursis concordataire de SAirGroup, lorsqu’il quittera ses fonctions.
A ce propos, Mario Corti estime qu’il faudra aussi tenir compte de la «campagne de discrédit» dont il a fait l’objet dans les médias. Une mauvaise publicité qui hypothèque, selon lui, ses perspectives professionnelles.
swissinfo avec les agences
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