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Paris ne volera pas au secours d’AOM, Air Littoral et Air Liberté

Samedi, une soixantaine de salariés d’Air Littoral ont manifesté sur les pistes de l’aéroport de Montpellier Keystone Archive

Le pôle français de SAirGroup est toujours dans la tourmente. Le ministre français des transports, Jean-Claude Gayssot, met en garde les actionnaires des trois compagnies privées.

Le gouvernement de Lionel Jospin pourrait bien lâcher les employés d’AOM, Air Littoral et Air Liberté. En tout cas, il ne faudra pas compter sur l’Etat pour renflouer le pôle français de SAirGroup qui aurait perdu 625 millions de francs suisses l’année dernière.

Dans une déclaration très ferme, le ministre français des transports, Jean-Claude Gayssot, demande aux actionnaires d’Air Littoral d’assumer leur totale responsabilité pour sauver la compagnie.

Certes, le ministre communiste suivra dans les semaines à venir, l’évolution de ce dossier dans un état d’esprit constructif. Il tiendra compte à la fois des enjeux sociaux, économiques et régionaux.

Pour autant, les 7000 salariés des trois compagnies ne doivent pas se bercer d’illusions. Une éventuelle reprise des filiales françaises de SAirGroup par Air France ne fait pas partie des scénarios envisagés par Jean-Claude Gayssot.

Dans ce contexte, la tension est encore montée d’un cran chez Air Littoral. Notamment à Montpellier où le personnel demande au préfet d’organiser une table ronde avec tous les décideurs locaux.

Samedi, une soixantaine de salariés d’Air Littoral ont manifesté sur les pistes de l’aéroport de Montpellier. Une manière d’exprimer leur inquiétude sur l’avenir de leur entreprise.

Holding de la compagnie helvétique Swissair, SairGroup possède environ 49,5% du pôle formé par AOM, Air Littoral et Air Liberté. Le reste du capital est aux mains de Taitbout, établissement financier détenu en majorité par le groupe Marine-Wendel dirigé par le patron des patrons français.

Ernest-Antoine Seillière pourrait faire valoir son «put-option». En d’autres termes, il pourrait chercher à revendre sa participation à SAirGroup pour un montant de 400 millions de francs.

Depuis la démission de Paul Reutlinger et son remplacement par Marc Rochet à la tête des filiales françaises de SAirGroup, la situation n’a pas cessé de se dégrader.

Marc Rochet estime qu’AOM, Air Liberté et Air littoral perdent plus de 70’000 francs par heure qui passe.

Jacques Allaman, Paris

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