SAirGroup accorde un ultime sursis à Sabena
Les actionnaires de Sabena ont opté provisoirement pour la poursuite des activités de la compagnie. Mais un accord social doit intervenir dans les deux semaines pour que SAirGroup et l'Etat belge procède à l'indispensable recapitalisation.
C’est donc un nouveau sursis pour Sabena, qui a besoin d’argent frais pour survivre au delà des prochaines semaines. SAirGroup, qui détient 49,5% et bientôt 85% de la compagnie, laisse clairement entendre que sa patience a des limites, qu’il n’y aura pas de nouveau report. Le groupe suisse note qu’«il n’entend pas prolonger le délai fixé pour la recapitalisation, qui expire le 27 février». Une nouvelle assemblée est convoquée pour le 23 février.
Jeudi soir, SAirGroup aurait déjà pu lâcher Sabena. La condition fixée deux semaines plus tôt pour la recapitalisation n’était en effet pas remplie, faute d’accord global de la part des représentants du personnel sur les mesures d’économie. Les pilotes, en particulier, sont les plus récalcitrants. Mais la possibilité d’un accord semble plausible, raison pour laquelle SAirGroup et l’Etat belge ont préféré se donner deux semaines supplémentaires.
Au terme de l’assemblée extraordinaire, le contraste était frappant entre le communiqué de Sabena et celui de SAirGroup. La compagnie belge mettait l’accent sur «la poursuite des activités», tandis que le groupe suisse constatait le report de la décision sur la recapitalisation de Sabena et sur la limite temporelle de «l’obligation contractuelle» liant SAirGroup au gouvernement belge.
Les discussions reprennent dès vendredi entre la direction, les syndicats du personnel au sol et l’association des pilotes. Selon Christoph Müller, PDG de Sabena, un accord est d’ores et déjà acquis sur la moitié des mesures sociales, soit 25 millions de dollars. La plus grande partie du surplus dépend des pilotes.
Thierry Zweifel, Bruxelles
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