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La route a tué 549 fois en 2003

En 2003, le nombre de victimes de la route a augmenté pour la première fois depuis 1987.

(Keystone)

En Suisse, le nombre des victimes de la route a augmenté de 7% par rapport à 2002 alors qu’il a diminué de 11,6% en Europe.

D’ici à 2010, les autorités helvétiques ont décidé de tout mettre en œuvre pour réduire de moitié le nombre des victimes d'accidents de la route.

Ainsi, la tendance à la baisse du nombre de victimes de la route enregistrée ces dernières années ne s'est pas confirmée en 2003.

Le constat émane du Bureau de prévention des accidents (bpa). Lequel a rappelé mardi que, en 2002, le nombre de victimes était de 513, le chiffre le plus bas depuis 1946.

En trente ans, le taux de victimes par cent millions de kilomètres parcourus était de 5,9 à l'époque, contre 0,9 en 2003.

Un grand travail a donc déjà été accompli. Et, ajoute la porte-parole du bpa Magali Dubois, le résultat de 2003 ne signifie pas pour autant que les mesures de prévention et les campagnes de sécurité ont échoué.

Une hypothèse parmi d'autres

Première explication: le temps magnifique de l’été 2003 a pu inciter les automobilistes et les motards à emprunter davantage la route. Le bpa examinera ces hypothèses sur la base des chiffres détaillés qui seront publiés en mai par l'Office fédéral de la statistique.

Mais cette hypothèse ne se confirme pas dans l’ensemble des pays de l’Union européenne, où le nombre de morts a diminué globalement de 11,6% en 2003, et notamment en France, où l’on a enregistré un recul de 23%.

Les comportements en question

Magali Dubois évoque d’autres pistes: «les causes ‘habituelles’, soit la vitesse, l’alcool, etc. Il y a aussi les modifications de loi, notamment le fait que, depuis le 1er avril 2003, les jeunes de 16 ans peuvent conduire des scooters non bridés qui atteignent facilement 100 km/h.»

A Genève, le Capitaine Georges Grosset ne partage pas cet avis. Le chef de la brigade Brigade routière (BRNP) croit «plutôt que l’explication est dans le comportement général, car on constate une augmentation de l’agressivité sur la route».

Christina Terrani, du Groupe pour la modération du trafic au Tessin, estime pour sa part que «l’augmentation du nombre de victimes de la route est une conséquence de la logique actuelle qui privilégie le droit à la mobilité à tout prix et ne protège pas assez les droits des piétons».

Au Touring Club Suisse, on va dans le même sens. En effet, son porte-parole Joël Grandjean déclare à swissinfo: «Nous aimerions que plus de travail se fasse sur le comportement routier, mais il faut aussi, par exemple, que les assureurs incitent les conducteurs à suivre des cours de formation continue.»

Des mesures à prendre

Il faut améliorer la sécurité sur les routes, conclut le bpa qui, parmi 80 mesures proposées, exige davantage de contrôles de police.

L'organisme compte aussi sur les nouvelles dispositions de la loi sur la circulation routière qui seront appliquées dès 2005: taux d'alcoolémie limité à 0,5 pour mille, permis de conduire à l'essai et formation en deux phases.

Le bpa espère voir atteint l’objectif que s'était fixé en 2002 l'Office fédéral des routes (OFR) avec le projet «Vision Zéro», pour ‘zéro mort’.

Ce programme prévoyait un bridage des motos à 80 km/h, ainsi que des limitations de vitesse générales à 110 km/h sur les autoroutes et à 70 km/h hors des localités. Mais il a été partiellement abandonné en raison du tollé provoqué notamment parmi les motards.

Un projet impossible à réaliser, estime le capitaine Georges Grosset: «car il y a toujours des comportements isolés, imprévisibles qui ne permettront sans doute jamais d’y arriver.»

Mais, à l’OFR, Philippe Vuichard indique que «les buts de ‘Vision zéro’ sont maintenus: d'ici à 2010, le nombre de morts doit être réduit à moins de 300». Les mesures définitives seront présentées d’ici la fin de l’année.

Un retrait de permis

Au Palais fédéral, la sécurité routière est aussi d'actualité. Le gouvernement soutient une motion du député bernois Rudolf Joder (UDC, droite dure) pour que les conducteurs non titulaires d'un permis de conduire soient sanctionnés aussi sévèrement que ceux qui sont sous le coup d'un retrait de permis.

Le but serait d'abolir une inégalité criante de la législation sur la circulation routière.

Selon le droit actuel, quiconque conduit un véhicule automobile sans avoir réussi l'examen de conduite commet une simple contravention passible des arrêts ou de l'amende.

Par contre, quiconque conduit une voiture en étant sous le coup d'un retrait de permis commet en revanche un délit passible de l'emprisonnement ou de l'amende.

swissinfo et les agences

Faits

En 2003, 549 personnes ont péri sur la route, contre 513 en 2002, soit une augmentation de 7%.
Dans les pays de l’Unnion européenne, le nombre de morts a diminué de 11,6% en 2003.
Près de 600 personnes sont décédées dans des accidents de la circulation chaque année de 1998 à 2000.
Le nombre de victimes a ensuite diminué de 6 % en 2001 (544) et 8 % en 2002 (513).
Avec 1773 décès, 1971 reste l'année la plus mortelle.

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En bref

- Les autorités veulent ramener le nombre de morts à moins de 300 par an d’ici à 2010.

- Dès 2005, de nouvelles dispositions de la loi sur la circulation routière seront appliquées: taux d'alcoolémie limité à 0,5 pour mille, permis de conduire à l'essai et formation en deux phases.

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