Le doute des Suisses de Jérusalem

Le Dôme du Rocher, à Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville. Keystone

Elever un mur entre juifs et Arabes à Jérusalem. Le projet, avalisé par le gouvernement israélien, ne plaît pas aux Suisses de la Ville sainte.

Ce contenu a été publié le 01 février 2002 - 13:35

Le Premier ministre israélien Ariel Sharon vient de donner son feu vert à un plan de renforcement du dispositif de sécurité à Jérusalem. Qui prévoit notamment l'édification d'un mur d'une bonne dizaine de kilomètres de long.

Un mur qui ne plaît pas à tout le monde. Ainsi, dans l'ensemble, les Suisses de Jérusalem se montrent plutôt sceptiques, voire hostiles à ce projet.

Le mur ne réglera rien

A commencer par le rabbin Marcus. «Ce genre de mur pourra, peut-être, diminuer le danger, lance-t-il. Mais pour un temps seulement. Il nous faut absolument une solution politique.»

Aujourd'hui libraire à Jérusalem, l'ex-rabbin de la communauté juive de Berne pense que le Premier ministre ne réglera rien du tout avec de telles mesures de sécurité.

«Ariel Sharon avait promis la paix et la sécurité, rappelle-t-il. Pour cela, il doit revenir à la table des négociations.»

De la pure démagogie

«C'est vrai, j'ai peur de me rendre avec mes enfants au centre-ville, avoue Flavie Lévy, une enseignante originaire de Bienne. Mais ce mur n'est qu'une réponse immédiate, aléatoire, et particulièrement irréaliste.»

«C'est de la pure démagogie, renchérit de son côté Alberte Vidal. Tout cela n'est que de la poudre aux yeux.»

Pour cette archéologue originaire de Genève, tant que les dirigeants israéliens n'auront pas compris qu'ils doivent changer de politique, les attentats continueront».

Serge Ronen, Jérusalem

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