Le FC Bâle remporte la Coupe

La Coupe, portée ici par le Bâlois Marco Zwyssig, a été acclamée par des milliers de supporters. Keystone

Dimanche, le FC Bâle a battu 6-0 Neuchâtel Xamax. Et fêté jusqu'à tard dans la nuit sa deuxième victoire consécutive en finale de la Coupe de Suisse de football.

Ce contenu a été publié le 12 mai 2003 - 09:01

Quadruple vainqueur de la Coupe (avec Sion et Servette), Alain Geiger parle de cet événement sportif qui reste tout à fait particulier à Mathias Froidevaux.

Bâle a donc remporté la septième Coupe de Suisse de son histoire en étrillant 6-0 Neuchâtel Xamax, au Parc Saint-Jacques de Bâle. L'Argentin Gimenez (à deux reprises, Huggel) Smiljanic, Barberis et Murat Yakin ont été les bourreaux des Neuchâtelois.

Pour la quatrième fois en autant de participations, Neuchâtel Xamax s'est ainsi incliné en finale.

Pire, l'équipe de Claude Ryf n'a jamais vécu un tel calvaire: face à Bâle, les Neuchâtelois ont été déclassés dans tous les compartiments de jeu.

Il faut remonter à 1937 et le 10-0 obtenu par Grasshopper devant Lausanne pour retrouver la trace d'une finale aussi déséquilibrée.

Détenteur du trophée, Bâle a engrangé une nouvelle victoire en Coupe après 1933, 1947, 1963, 1967, 1975 et 2002. Et, comme l'an dernier, les Rhénans peuvent désormais rêver d'un doublé Coupe-championnat.

Des milliers de supporters ont fêté dimanche soir en ville la victoire de leur équipe. Ils ont eu l'occasion d'acclamer les footballeurs qui sont apparus sur un balcon surplombant la place du Marché.

Un changement de formule

Pas de doute, en Suisse, comme en Angleterre et en Allemagne, la Coupe passionne toujours autant les foules.

Même si, depuis l'an passé, le Parc Saint-Jacques de Bâle a succédé au mythique (mais trop vétuste) Wankdorf de Berne en tant qu'hôte d'honneur de la finale.

Quatre fois vainqueur en sept participations, l'actuel entraîneur d'Aarau Alain Geiger se souvient des émotions qu'il a vécues sous les maillots de Sion et de Servette.

Il évoque également le changement de formule dès l'an prochain (voir encadré).

swissinfo: Est-ce qu'à l'image de l'Angleterre et de l'Allemagne, l'esprit Coupe est toujours présent Suisse ?

Alain Geiger: En Suisse, la Coupe revêt une grande importance. La finale est véritablement un moment très spécial. Pour les joueurs qui la disputent bien sûr. Mais aussi pour les spectateurs présents dans le stade et pour ceux qui suivent le rendez-vous à la télévision ou à la radio.

Même des personnes qui regardent le football de loin vont s'intéresser à ce résultat. C'est une journée de communion et de rassemblement. En Valais par exemple, c'est vraiment quelque chose d'extraordinaire.

swissinfo: Justement, vous avez disputé sept finales de Coupe de Suisse et vous en avez remporté quatre, notamment avec le FC Sion, quels souvenirs gardez-vous de ces succès?

A.G.: Participer à une finale de Coupe est très important. La gagner c'est du bonheur et la perdre est vraiment difficile à digérer. En Valais la tradition est très forte car ce club s'est fait connaître grâce à cette compétition.

Dès le premier match, le public est déjà là. Tout le canton est concerné. Après la victoire finale, l'accueil des héros sur la place de la Planta à Sion par dix à quinze mille personnes est indescriptible. L'engouement populaire est tout simplement énorme. Il faut gagner la Coupe... et si possible avec Sion.

swissinfo: Dès l'an prochain le mode de la compétition va changer avec une réduction de 200 à 64 équipes, n'est-ce pas là toucher à l'esprit même de la Coupe?

A.G.: Il est vrai que cette notion d' «esprit de Coupe» se perd tout de même avec le temps. Nous avons de la peine à lui donner la place qu'elle mérite vraiment.

A mon sens, le football est un sport populaire que l'on doit laisser au peuple. Il faut que des petits clubs de deuxième ou troisième ligue puissent encore avoir l'espoir de recevoir chez eux les professionnels de la Ligue nationale. Il faut les laisser rêver. Car pour ces clubs, ces rencontres valent largement un tour de Coupe d'Europe.

On a tendance à faire du football un sport d'élite. A mon avis, c'est une erreur. Il faut accepter le changement mais tout en conservant le côté traditionnel et symbolique.

swissinfo: Est-ce que le fait qu'une victoire en Coupe de Suisse donne aujourd'hui une place en Coupe UEFA et non plus à l'ancienne Coupe des Coupes est un point négatif?

A.G.: Coupe des Coupes ou Coupe UEFA, ce n'est qu'une appellation et l'essentiel est de pouvoir se qualifier pour une compétition européenne. Mais je crois que le plus important lorsque l'on joue la Coupe n'est pas là.

Le but c'est de la gagner, pour se faire plaisir en équipe et pour faire plaisir à son public. Perdre en finale est une vraie galère. Après trois échecs consécutifs en autant de participations, je souhaite vraiment aux Neuchâtelois de connaître le succès dimanche.

swissinfo, Mathias Froidevaux

Faits

La 78e édition de la finale de la Coupe de Suisse s'est disputée dimanche au Parc Saint-Jacques, à Bâle.
Malgré trois participations, Xamax n'a encore jamais remporté le trophée.
Par contre, Bâle s'est imposé à sept reprises (la dernière cette année).
Dès l'an prochain la formule de la Coupe de Suisse va changer et seules 64 équipes la disputeront.

End of insertion

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article