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Les plans fructueux de Zurich Financial au Brésil

(Keystone)

L'assureur Zurich a lancé des plans de retraite complémentaires avec son partenaire local Finasa. Ce ne pourrait être qu'un avant-goût de la joint-venture helvético-brésilienne, annoncée il y a tout juste six mois.

Zurich Financial Services (ZFS) compte attirer 20 000 nouveaux clients dans les douze mois suivant le lancement de ses trois plans de retraite privés au Brésil.

Cette opération sert de «catalyseur au partenariat avec Finasa», affirme Bento Zanzini, directeur de l'entreprise suisse à São Paulo. Elle devrait attirer des capitaux supérieurs à 10% des primes encaissées par la filiale brésilienne de ZFS l'an dernier (environ 50 millions de dollars).

Il s'agit en effet du premier pas concret depuis l'annonce de la fusion des deux institutions le 30 novembre dernier. Finasa est une institution à la réputation austère et conservatrice, de taille moyenne (primes de l'ordre de plus de 80 millions de dollars l'an dernier) mais jouissant d'une grande crédibilité au Brésil, et d'une clientèle triée sur le volet.

Ce partenariat inédit offre de surcroît à ZFS l'accès à un réseau de 260 agences de la Banque Mercantil, appartenant au même groupe que Finasa (contrôlé par la famille Bueno Vidigal), pour vendre ses produits financiers.

Le développement des plans de retraite complémentaires est promis à un bel avenir au Brésil. Le marché a déjà triplé de volume l'an dernier. Il devrait à nouveau tripler cette année (estimations supérieures à 2 milliards de dollars). Le potentiel de croissance reste énorme, malgré une vive concurrence.

L'union entre ZFS et Finasa n'en est qu'à ses débuts et devrait s'étendre à d'autres secteurs. Les autorités brésiliennes n'ont toutefois pas encore officiellement donné leur feu vert à cette alliance, mais cela ne devrait être qu'une formalité.

Les deux entreprises ont en effet des parts de marché modestes. Elles entendent à présent combiner leurs forces pour atteindre un rythme de croisière.

L'an dernier, le volume des primes encaissées par ZFS au Brésil a augmenté de plus de 25% en monnaie locale, mais les pertes se sont élevées à plus d'un million de dollars.

En 2001, le directeur Werner Stettler table sur une croissance de l'ordre de 40% (140 millions de reais brésiliens, soit environ 60 millions de dollars au cours actuel) et prévoit des bénéfices modestes. Le fruit des investissements ne devant produire des résultats substantiels qu'à partir de l'année prochaine.

Thierry Ogier, São Paulo


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