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Photographie Quand l’enfermement libère

Après avoir exposé le monde carcéral, le photographe genevois Patrick Gilliéron Lopreno publie «Monastères», une immersion dans le monde caché des moines contemplatifs qui s’enferment pour mieux se révéler. 

«J’espère avoir pu rendre, à travers mes photographies, une forme profonde de respect à l’égard de la vie contemplative; même si, pour moi, avec ou sans Dieu, il existe une profonde expérience de communion au cœur de la solitude», écrit Patrick Gilliéron LoprenoLien externe dans la préface d’un livre fabriqué selon les canons de la meilleure édition des albums photographique suisses, à l’image de ceux qu’a publiés Charles-Henri Favrod à La Guilde du livre dans les années 60.

Prises en noir-blanc, fixées sur pellicule et tirées sur papier argentique, ses images rappellent celles d’un autre photographe suisse dont le talent s’imposa dès les années 70. «Je dois reconnaître ma dette majeure dans ce travail au photographe Marcel Imsand. (…) La matrice de mon livre s’est focalisée sur l’émotionnel, l’intime et l’intériorité», écrit Lopreno.

En témoignent les 78 photos sélectionnées, dont la beauté subtile est rehaussée par un texte de l’historien des religions Philippe Borgeaud : «Le réel, dévoilé dans sa nudité. Par l’effet d’une prise de distance.» Et celui d’un des résidents des quatre monastères visités par Lopreno: «Le moine se cache, comme l’y invite le Christ, pour rechercher Celui qui voit dans le secret. (…) La photographie nous offre le temps pour regarder et voir. Pour demeurer dans l’instant et le pénétrer en son mystère.»

(Photos: Patrick Gilliéron Lopreno, Texte: Frédéric Burnand, swissinfo.ch)

«MonastèresLien externe» de Patrick Gilliéron Lopreno, Editions Labor et Fides, 2014.


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