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Perquisitions chez Yeslam Binladin

Selon Yeslam Binladin, cette perquisition prouvera qu’il n’a rien à se reprocher. Keystone Archive

Le Ministère public de la Confédération a procédé à des séquestres de documents dans des sociétés de quatre cantons.

Ce contenu a été publié le 27 mars 2002 - 20:37

Suite à une commission rogatoire française, une trentaine de policiers ont frappé à la porte du discret pavillon genevois de Yeslam Binladin, mercredi matin. La perquisition ne s'est achevée que dans l'après-midi. Parallèlement, les bureaux d'un des avocats de l'homme d'affaires faisaient aussi l'objet d'une visite.

Cinquante policiers engagés

C'est la plus vaste action menée à ce jour par la Police judiciaire fédérale depuis sa création en 2001. Plus de 50 collaborateurs ont été engagés pour des perquisitions au siège social de neuf sociétés et au domicile de quatre particuliers dans les cantons de Berne, Genève, Zoug et Zurich.

Au total, une quantité «considérable de documents et du matériel informatique a été séquestrée», précise le porte-parole du Ministère public de la Confédération. Mais il n'y a pas eu d'arrestations ni d'inculpations.

La Suisse a ainsi donné suite à une demande d'entraide judiciaire française qui est parvenue à Berne le 18 mars. Depuis décembre dernier, le juge parisien Renaud Van Ruymbeke épluche les comptes du groupe Ben Laden.

Il enquête sur des soupçons de blanchiment d'argent dans le cadre d'échanges financiers entre des sociétés qui appartiennent à la famille du présumé terroriste Oussama Ben Laden. Renaud Van Ruymbeke s'intéresse notamment aux activités de la société SICO, contrôlée par Yeslam Binladin, le demi-frère d'Oussama.

«Rien à se reprocher»

La semaine dernière, le juge avait perquisitionné trois villas de la Côte d'Azur appartenant à la famille Ben Laden, dont celle que possède Yeslam sur les hauteurs de Cannes.

Selon nos informations, les avocats de Yeslam Binladin ont rencontré vendredi dernier le juge Van Ruymbeke pour préciser la position de leur client et sa disponibilité à coopérer.

«Yeslam est très tranquille, il se réjouit de cette perquisition qui prouvera qu'il n'a rien à se reprocher», explique un proche du financier. «Il veut en finir au plus vite avec cette affaire qui lui empoisonne la vie».

Cette perquisition intervient alors que la justice genevoise doit statuer sur l'interdiction du livre «Ben Laden: la vérité interdite». La diffusion de cet ouvrage est bloquée en Suisse suite à une décision du Tribunal de Première instance de Genève le 25 janvier.

C'est Yeslam Binladin qui a obtenu cette mesure contre un livre «remplis d'erreurs». L'homme d'affaires saoudien, qui a obtenu la nationalité suisse l'an dernier, considère que ce texte porte atteinte à sa réputation en laissant entendre que sa société SICO est compromise dans des scandales financiers.

swissinfo/Luigino Canal

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