Nouvelle charge du sénateur Levin contre la Suisse
A quelques heures de l'audition de Mark Branson, directeur financier de la gestion de fortune d'UBS aux Etats-Unis par la sous-commission permanente des investigations du Sénat, son président Carl Levin a prévenu qu'il saisirait l'occasion pour mettre en question le secret bancaire.
Grand pourfendeur des paradis fiscaux, le sénateur du Michigan a déclaré aux médias que l’accord fiscal entre la Suisse et les Etats-Unis avait à ses yeux «une valeur très, très limitée». «On ne peut pas compter sur les Suisses. Tout simplement», a ajouté Carl Levin.
Ce sera la première fois que Mark Branson apparaîtra devant cette sous-commission du Sénat depuis qu’UBS a reconnu le mois dernier avoir aidé certains de ses clients à frauder le fisc américain.
Lors d’une précédente audition, en juillet dernier, le banquier avait présenté les excuses d’UBS et annoncé que la banque cesserait de proposer à sa clientèle domiciliée aux Etats-Unis des services de banque privée transfrontaliers par le biais de ses unités non régulées.
Barack Obama avait fait de la lutte contre les paradis fiscaux un des thèmes de sa campagne électorale. La question s’annonce comme un sujet du prochain G20, à Londres le 2 avril. La France et l’Allemagne ont indiqué mardi qu’elles voulaient limiter les nuisances des paradis fiscaux et des pays non coopératifs.
Les ministres des Finances des deux pays ont ajouté que la situation de la Suisse serait appréciée au regard de ces critères.
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