Un calme trompeur à Washington
Tandis que les propos guerriers se multiplient, que le président Bush prépare la réplique aux attentats de mardi, la capitale fédérale américaine parait comme suspendue dans le temps. Washington est une ville calme, très calme ce week-end, trop, au goût de ses habitants.
Alors que même l’aéroport international de Boston-Logan, celui d’où les avions qui ont percuté les tours jumelles du World Trade Center ont pourtant décollé, a rouvert samedi, aucun avion n’a décollé ni atterri à l’aéroport national Ronald Reagan depuis mardi.
Cet aéroport, réservé au trafic intérieur et situé entre le Pentagone et la Maison Blanche, est le seul à n’avoir pas encore rouvert et restera fermé jusqu’à nouvel ordre.
Dans le centre de Washington, le périmètre de sécurité entourant la Maison Blanche est élargi. Des tireurs d’élite sont postés sur les toits des principaux bâtiments publics.
Des véhicules militaires sont stationnés aux coins des grandes artères, en particulier le long de l’avenue de Pennsylvanie qui traverse la capitale en diagonale et passe devant la Maison Blanche et le Capitole, siège du pouvoir législatif.
Regards angoissés
Des hélicoptères militaires patrouillent en cercles au-dessus du centre-ville. Les washingtoniens sont depuis longtemps habitués au ballet incessant des hélicoptères transportant des personnalités politiques d’un point à l’autre de leur ville. Mais désormais, quand un hélicoptère s’approche, les passants regardent dans sa direction avec un air angoissé.
Samedi, George Bush a même préféré tenir une réunion au sommet de ses conseillers en sécurité à Camp David, et non pas à la Maison Blanche, ce qui vient encore ajouter au malaise des washingtoniens.
Depuis jeudi soir, le vice-président Dick Cheney, numéro deux de l’exécutif américain, est installé à la résidence d’été des chefs d’Etat américains nichée dans la forêt des montagnes Appalaches.
Marie-Christine Bonzom, Washington
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