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Le 1er août sous le signe de la solidarité et de l’ouverture

Shawne Borer, épouse de l'ambassadeur de Suisse à Berlin, brasse un risotto tessinois. Keystone

Solidarité et ouverture sont les maîtres mots de la fête nationale suisse 2000. A Fribourg, Joseph Deiss a plaidé en faveur de l’adhésion de la Suisse à l’ONU. En Valais, Adolf Ogi en a fait de même.

A Crans-Montana, le président de la Confédération a réaffirmé la nécessité pour la Suisse de ne pas se contenter de son statut d’observateur sur le plan international, mais de prendre part activement aux grands débats. Il a ainsi rappelé que «le Conseil fédéral souhaite l’adhésion à l’ONU à l’horizon 2002».

Ce faisant, la Suisse ne perdra ni ses racines, ni son identité: «la neutralité, l’armée de milice, la démocratie directe ou l’autonomie des communes resteront des valeurs de base pour le pays», a tenu à souligner le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports.

S’exprimant à Fribourg, Joseph Deiss a lui aussi plaidé en faveur de l’adhésion à l’ONU. «Le peuple suisse a franchi un pas important dans le XXIème siècle, en disant clairement oui aux accords bilatéraux avec l’Union européenne. D’autres pas dans cette direction devront suivre», a averti le conseiller fédéral.

Sur le Grütli, son collègue Kaspar Villiger a mis en garde contre l’individualisme croissant qui mine la solidarité. Son discours a été hué par une centaine d’extrémistes de droite. Lors de l’hymne national, ils ont fait un signe à mi-chemin entre le salut hitlérien et les trois doigts levés du serment
du Grütli.

Après la cérémonie, Kaspar Villiger a déclaré aux médias qu’il n’avait pas été impressionné par ces extrémistes, même s’il a craint un instant que la fête dégénère. Ce qui l’a le plus dérangé ont été les parodies de salut hitlérien, «une vraie cochonnerie» selon lui.

Quelques heures plus tôt, la célèbre prairie du Gruetli avait déjà eu la surprise de se réveiller à l’ombre du drapeau européen. Des membres de la Fraction Armée Révolutionnaire Clandestine Etc. (F.A.R.C.E) avaient en effet subtilisé le drapeau suisse pour le remplacer par l’étendard étoilé. La police uranaise a toutefois rapidement réparé l’outrage et un nouveau drapeau helvétique flottait dans la matinée déjà sur la prairie.

Autre incident à Steinmauer (ZH), où des inconnus ont tenté de saboter le discours du conseiller national UDC Christoph Blocher, en allumant prématurément le feu du 1er août. Pour les auteurs, «le nationalisme attise la haine de l’étranger»: c’est en substance le message qu’ils ont voulu faire passer.

Enfin, à Weissbad (AI), le président du PDC suisse Adalbert Durrer a remis en question la «formule magique» du Conseil fédéral. Selon lui, «la politique de concordance a atteint ses limites et devient un obstacle à l’action gouvernementale».

swissinfo avec les agences


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