Paul Reutlinger sera l’ambassadeur de la Suisse dans le monde
Le Conseil fédéral a désigné mercredi le premier président de «Présence Suisse». Paul Reutlinger incarnera ce nouvel organe chargé de promouvoir la Suisse à l'étranger. Un nouveau défi pour l'homme de SAirGroup à Bruxelles et bientôt à Paris.
Dès le 29 septembre, Paul Reutlinger, 57 ans, sera symboliquement l’ambassadeur de la Suisse dans le monde. L’image de la Suisse, il a déjà eu l’occasion de la diffuser lors de sa présidence de Suisse Tourisme, entre 1994 et 1996. Et sa carrière chez Swissair en fait un véritable globe-trotter.
Après un premier passage à Bruxelles, Paul Reutlinger a roulé sa bosse en Argentine, en Uruguay et au Paraguay. Puis, il y a eu la France, et la Belgique avec le redressement de Sabena. Enfin, Paul Reutlinger exercera la présidence de «Présence Suisse» de Paris, où il se prépare à diriger les compagnies françaises de SAirGroup.
«Présence Suisse» est née de l’affaire des fonds juifs en déshérence. L’an dernier, le Conseil fédéral avait observé que l’image de la Suisse au sein de milieux influents de divers pays était «ternie». D’où sa volonté de dynamiser et de renommer la Commission de coordination pour la présence de la Suisse à l’étranger, elle-même créée dans les années septante après la première initiative xénophobe.
La Commission de coordination vise actuellement en priorité les Etats-Unis. Elle finance notamment des échanges de journalistes, d’étudiants ou encore d’assistants parlementaires. D’ici trois ans les moyens de «Présence Suisse» seront pratiquement doublés pour dépasser 8 millions de dollars.
Suggéré par le président actuel de la commission l’ancien secrétaire d’Etat Klaus Jacobi, Paul Reutlinger a le profil de l’emploi. «Il a l’habitude de voir la Suisse de l’étranger», confie à swissinfo l’ambassadeur Rudolf Baerfuss, vice-président de la commission. Lequel observe aussi la «personnalité extravertie» du Thurgovien.
L’expérience de l’Amérique latine a sans doute renforcé le sens du contact humain propre à Paul Reutlinger, cette bonhomie qui arrondit la rigueur du gestionnaire. De quoi corriger l’image d’une Suisse calculatrice et obsédée par ses intérêts matériels.
Thierry Zweifel, Bruxelles
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