Quelle armée, pour quelles tâches?
En Suisse, ces questions sont au centre du débat politique. L’occasion pour les socialistes, mardi, à Berne, de mettre, une nouvelle fois, en évidence leurs propositions pour une réduction des coûts et des effectifs en matière de défense nationale.
L’armée suisse a bien été réformée dans le prolongement de la fin de la guerre froide: nouvelles tâches, effectifs réduits, réduction du service obligatoire. Cette réforme, réalisée en 1995, est aujourd’hui déjà dépassée. Berne planche sur une nouvelle réforme de l’armée, sous le titre générique «Armée XXI».
Une réforme qui s’inscrit dans le cadre d’une redéfinition de la politique de sécurité. On met l’accent désormais sur la coopération. Et elle doit permettre à l’armée de demain de mieux s’acquitter de la triple mission qui lui est assignée: promotion de la paix, sauvegarde des bases existentielles en Suisse et défense du territoire au sens classique.
Les enjeux sont considérables. Car le coût de la défense nationale pour l’Etat et l’économie avoisine les 12 milliards de francs, bon an mal an. Ce qui met la Suisse largement en première position en Europe, avec les plus importants effectifs en proportion du nombre d’habitants et une dépense par tête de plus de 1’400 francs.
Depuis des mois, le débat bat son plein, entre ministres, entre cadres de l’armée, dans les milieux économiques et, bien sûr, politiques.
Les socialistes tiennent donc à faire entendre leur voix dans ce débat. Eux qui veulent réduire de moitié les budgets de la défense et mettre l’accent sur la politique de paix et l’aide au développement.
Pierre-André Tschanz
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