Suisse sans armée: le double non du Conseil fédéral
Le gouvernement suisse ne veut ni supprimer l'armée, ni créer un service civil volontaire pour la paix. Il recommande le rejet des deux initiatives du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA), et ne leur opposera pas de contre-projet.
A l’issue de sa séance de mercredi, le Conseil fédéral a fait connaître sa position sur les deux nouveaux textes du GSsA. Sans surprise, ce sera deux fois non.
Selon le gouvernement, la Suisse ne peut pas se passer d’armée au risque de perdre sa neutralité. Le pays se verrait, en effet, contraint «d’envisager sérieusement l’adhésion à une alliance militaire afin de se protéger des menaces classiques et nouvelles».
De plus, note le Conseil fédéral, l’armée fournit un travail important dans le domaine de l’aide en cas de catastrophe, tant en Suisse qu’à l’étranger. Sans oublier les missions de maintien de la paix, dont la disparition renforcerait l’isolement du pays sur la scène internationale.
Enfin, si le gouvernement admet que les conséquences économiques d’une suppression de l’armée ne sont pas chiffrées, il se dit convaincu que les économies en personnel et en matériel ne seraient pas aussi importantes que le prétendent les initiants.
Quant à la seconde initiative du GSsA, qui demande la création d’un Service civil volontaire pour la paix, le Conseil fédéral la juge simplement superflue. La Suisse en fait déjà assez en matière d’aide humanitaire et de promotion civile de la paix et l’acceptation de ce texte obligerait l’Etat à prendre en charge des activités qu’assument avec succès des organisations non gouvernementales.
swissinfo avec les agences
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