Vote sur les bilatérales: 209 parlementaires craignent une «opposition souterraine»
Le comité interparti «Oui aux accords bilatéraux», qui regroupe 209 des 246 parlementaires fédéraux, a rappelé mardi que ces accords étaient indispensables à la Suisse. Et, pour faire face à une opposition larvée, il en appelle à une forte mobilisation.
Le comité interparti «Oui aux accords bilatéraux», qui regroupe 209 des 246 parlementaires fédéraux, a rappelé mardi que ces accords étaient indispensables à la Suisse. Et, pour faire face à une opposition larvée, il en appelle à une forte mobilisation.
Réunis à Berne, quatre des six coprésidents du comité ont une nouvelle fois insisté sur le fait que les accords bilatéraux étaient «bons pour la Suisse». Selon eux, ils favoriseront la croissance économique et devraient permettre la création d’une dizaine de milliers d’emplois.
Ces accords sont bons d’autant qu’ils ont été négociés avec une grande âpreté par les diplomates de la Confédération. Pour la conseillère nationale bernoise Christine Beerli, il est certain que la Suisse ne pourra pas obtenir de meilleurs accords avec l’Union européenne.
Pour l’heure, les sondages montrent que le peuple suisse soutient la ratification des accords bilatéraux. Mais le conseiller aux Etats jurassien Pierre-Alain Gentil de mettre en garde: «la votation n’est pas encore gagnée».
Le comité estime que les opposants n’ont pas d’alternative valable à la ratification des accords. Il craint néanmoins que leur travail de sape ne porte ses fruits, car il est difficile de contrer les arguments des adversaires, d’autant plus qu’ils sont difficilement identifiables.
«A part quelques cas que l’on connaît bien, il est très difficile de trouver des adversaires déclarés des accords, explique le conseiller national genevois Jean-Philippe Maitre. Pourtant, une opposition souterraine existe bel et bien. Même certaines sectes recommandent un vote négatif».
Le comité ne sous-estime pas cette opposition larvée. L’expérience montre d’ailleurs que certains votes populaires peuvent réserver des surprises. Ce fut notamment le cas lorsque le peuple a refusé la révision de la Lex Friedrich, alors que la campagne des adversaires avait paru inexistante, rappelle Jean-Philippe Maitre.
Le comité fera tout pour qu’une telle situation ne se reproduise pas le 21 mai prochain. Il entend donc mobiliser jusqu’au dernier moment toutes les forces favorables aux accords bilatéraux.
Olivier Pauchard
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