Les procès des Suisses en Libye repoussés

Les procès des deux otages suisses en Libye, Max Göldi et Rachid Hamdani, pour «activités économiques illégales» ont été reportés ce week-end, respectivement au 30 et 31 janvier. L'absence des deux hommes à leurs audiences a motivé la décision du juge, a indiqué leur avocat, Salah Zahaf.

Ce contenu a été publié le 17 janvier 2010 - 18:36

Les deux hommes sont réfugiés à l'ambassade de Suisse à Tripoli, qu'ils s'étaient également refusé à quitter lors de précédentes audiences concernant l'autre chef d'accusation qui pèse contre eux, celui de «séjour illégal».

L'avocat a indiqué samedi avoir transmis à Max Göldi des assurances verbales de la cour selon lesquelles il ne serait pas placé en détention s'il se présentait au tribunal. Mais les deux Suisses refusent de se rendre devant la cour, exigeant des «garanties écrites», selon lui.

Les deux hommes ont déjà été condamnés à 16 mois de prison et à une amende de 2000 dinars libyens chacun (environ 1600 francs suisses) pour «séjour illégal». Leur procès en appel a été reporté deux fois pour le même motif d'absence à l'audience, respectivement au 24 janvier pour Rachid Hamdani et au 28 pour Max Göldi.

Les deux Suisses sont désormais également défendus par l'avocat français Emmanuel Altit qui avait contribué à la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien. Ils sont retenus en Libye depuis juillet 2008, à la suite de l'arrestation de l'un des fils du colonel Kadhafi, Hannibal, à Genève. Les autorités libyennes nient toutefois tout lien entre les deux affaires.

De son côté, la ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey avait indiqué jeudi dernier que la décision des deux Suisses de ne pas quitter l'ambassade «leur appartient». «Ce n'est pas sans risque de quitter la représentation diplomatique», a-t-elle souligné, évoquant le «kidnapping» des deux Helvètes à la mi-septembre 2009.

Les deux hommes avaient alors été emmenés par les autorités libyennes dans un lieu tenu secret au prétexte de subir un contrôle médical. Ils n'avaient été reconduits à l'ambassade que le 9 novembre, sans mention d'aucun motif.

Les audiences des deux Suisses ont été dénoncées comme «non équitables» par les ONG de défense des droits de l'homme.

Cette semaine, le président de la Commission de politique extérieure du Conseil des Etats (sénat) a exigé que le Gouvernement dénonce rapidement l'accord signé le 20 août entre la Suisse et la Libye qui était censé relancer les relations entre les deux pays.

Micheline Calmy-Rey a estimé jeudi que cet accord «est de fait obsolète». Selon elle, il n’est donc pas utile de le dénoncer «de manière formelle».

swissinfo.ch et les agences

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