Paradis fiscaux: la Suisse montrée du doigt
Les 17 pays réunis à Paris à l'initiative de l'Allemagne et de la France ont demandé à l'OCDE de réviser sa «liste noire» des paradis fiscaux non coopératifs d'ici mi-2009. La Suisse se retrouve dans le collimateur.
«Nous voulons parvenir à une liste noire des paradis fiscaux», a déclaré Le ministre français du Budget Eric Woerth, précisant qu’il y aurait une nouvelle conférence à Berlin en mai ou juin 2009 sur le sujet.
Le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück a estimé pour sa part que la Suisse méritait d’être inscrite sur cette «liste noire». Il a reproché à Berne de ne pas coopérer suffisamment en matière fiscale.
«Je ne remets pas en cause la souveraineté de la Suisse ou du Liechtenstein. C’est la souveraineté de la République fédérale d’Allemagne qui est mise à mal par les conditions offertes par certains pays», a précisé le ministre allemand.
«Le secret bancaire a trouvé ses limites. La Suisse a fait des progrès (…) mais nous devons aller beaucoup plus loin», a déclaré pour sa part Eric Woerth.
Les deux ministres s’exprimaient devant la presse à l’issue d’une réunion internationale consacrée à la lutte contre les paradis fiscaux. La Suisse et le Luxembourg ont renoncé in extremis à participer.
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