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Pro Helvetia a joué à fond la diversité culturelle

Yvette Yaggi discute avec Bernard Cathomas, directeur démissionnaire.

(Keystone)

Un chiffre record: Pro-Helvetia a examiné 4000 projets artistiques en l'an 2000. Avec un budget annuel de plus de 30 millions de francs, la Fondation culturelle suisse a finalement soutenu 2000 de ces esquisses artistiques en Suisse et à l'étranger.

En effet, 62% des subsides ont été alloués à des projets culturels suisses développés à l'étranger et 38% pour des concepts artistiques en Suisse.

Pour Pro-Helvetia, 2000 a représenté la première année d'une nouvelle période de financement de quatre ans, pour laquelle la Fondation dispose de 130 millions de francs. Soit, en fait, 15 millions de plus, par rapport aux cycles précédents.

Toutefois, les effets de cette augmentation budgétaire ne se feront sentir qu'à partir de l'exercice comptable 2001, la hausse n'ayant pas pu être accordée pendant la période d'assainissement des finances fédérales.

Or, le budget exact de Pro-Helvetia s'est chiffré à 32,22 millions de francs, en l'an 2000. Auxquels il convient d'ajouter 3,4 millions accordés par le Direction du développement et de la coopération (DDC) destinés à un mandat de prestation pour la croissance de projets culturels, principalement dans les Balkans.

En décidant d'augmenter le budget Pro-Helvetia, les Chambres fédérales ont ainsi permis à la Fondation culturelle de renforcer la présence et les activités suisses à l'étranger.

Pro-Helvetia a pu notamment continuer à financer les antennes de Prague, Budapest, Cracovie et Bratislava. Lesquelles étaient auparavant à la charge du budget lié au mandat de prestation de la DDC.

En Suisse, le conseil de fondation et le comité directeur de Pro-Helvetia ont pris une décision stratégique importante concernant Expo.02. Yvette Yaggi, présidente de Pro-Helvetia: «nous soutiendrons l'exposition nationale à hauteur de 1,5 millions de francs, en finançant des projets d'artistes, principalement dans les domaines de la musique, de la danse et du théâtre».

En outre, le nouvel organe (dépendant du Département fédéral des affaires étrangères), Présence suisse, a commencé son activité, en cette année 2001. Aussitôt, il a souhaité un étroit partenariat avec Pro-Helvetia. «La culture, conclut Yvette Yaggi, est définitivement une carte maîtresse pour affirmer la présence de la Suisse à l'étranger.»

Relevons également que Pro-Helvetia est en phase directe avec la technologie et la globalisation, puisque la Fondation a déjà soutenu de nombreux projets artistiques Internet, qui utilisent les nouvelles techniques d'information et de communication (NTIC).

Rappelons encore que des réformes sont en cours à Pro-Helvetia. Le rôle du directeur est à redéfinir. En attendant, le Romand François Wasserfallen remplace par intérim le Romanche Bernard Cathomas, directeur démissionnaire, ce 1er juillet.

En janvier 2002, le nombre de membres du conseil de fondation passera de 30 à 25 et sera divisé en un comité directeur et un conseil d'experts. Alors que le secrétariat sera habilité à traiter les requêtes les plus faciles, soit 80% des demandes. Et sera réorganisé autour de cinq domaines artistiques.

Emmanuel Manzi


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