«Hubble», Nicollier et les autres: mission accomplie
Les sept astronautes de «Discovery» sont rentrés sur terre. Leur expédition avait pourtant failli ne pas avoir lieu avant l’an 2000. Plusieurs faux départs l’avaient retardée. Mais au bilan, le travail accompli en un minimum de temps relève de l’exploit.
Les sept astronautes de «Discovery» sont rentrés sur terre. Ils se sont posés au centre spatial Kennedy, en Floride. Leur expédition avait pourtant failli ne pas avoir lieu avant l’an 2000. Plusieurs faux départs l’avaient retardée. Mais au bilan, le travail accompli en un minimum de temps relève de l’exploit.
Ces hommes ont de quoi pavoiser, surtout ceux qui ont directement travaillé sur Hubble, les Américains Steve Smith, John Grunsfeld, Michael Foale et le Suisse Claude Nicollier (photo, au centre). Ils ont remplacé les six gyroscopes qui permettent de positionner le télescope Hubble avec toute la précision voulue, ils ont enlevé l’ordinateur central pour le remplacer par une nouvelle unité vingt fois plus puissante, et ils ont revêtu cette machine d’un nouvel habit thermique qui devrait mieux la protéger contre les particules cosmiques et les radiations solaires néfastes aux équipements électroniques.
Mission remplie aussi pour Claude Nicollier. En 1993, il avait déjà participé à la première mission de réparation du télescope. Cette fois-ci, il a en plus marché dans l’espace. Lors de la vidéo-conférence de presse réalisée dimanche depuis la navette avec ses compagnons d’odyssée, l’astronaute suisse a évoqué le côté fantastique des émotions que l’on ressent lorsqu’on est suspendu entre ciel et terre. Il n’a pas caché non plus les angoisses qu’on peut éprouver quand on sait que ce genre d’opération ne laisse pratiquement pas de place à l’erreur.
Bref, les sept astronautes peuvent se dire qu’ils ont vécu un Noël hors du commun. Ils laissent en tout cas un cadeau plein d’étoiles aux spécialistes ès galaxies: d’ici deux semaines, les astronomes prendront la relève et pourront repartir à la découverte de mondes inconnus, l’oeil rivé sur le plus cher de tous les téléscopes de l’univers.
Bernard Weissbrodt
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