L’ouragan Lothar coûtera 600 millions à la Confédération
Suite aux ravages causés à la forêt par la tempête du 27 décembre, l’état-major de crise propose de débloquer un crédit fédéral de 600 millions de francs. Priorités: prévenir les risques secondaires et empêcher l’effondrement du marché du bois.
Suite aux ravages causés à la forêt par la tempête du 27 décembre, l’état-major de crise propose de débloquer, sur quatre ans, un crédit fédéral de l’ordre de 600 millions de francs. Priorités: prévenir les risques secondaires et empêcher l’effondrement du marché du bois.
Sous la pression probablement de l’industrie du bois, l’état-major Lothar a changé de philosophie. Il y a quelques jours encore, il était question de laisser dans les forêts la plupart des bois endommagés: près de 12 millions de m3 au total, soit l’équivalent de plus de deux ans et demi d’exploitation.
Or on a appris mardi à Berne que 30 pour cent seulement de ce bois serait abandonné. Le reste sera retiré des forêts, même lorsqu’aucun dommage secondaire n’est à craindre.
Explication des responsables de l’état-major Lothar: «La priorité va à la protection de la forêt existante. Il s’agit d’assurer les repeuplements. Et, pour cela, il faut nettoyer les forêts».
L’état-major de crise Lothar met aussi l’accent sur un autre objectif: la promotion des ventes. Il entend que le bois abattu aboutisse sur le marché dans les meilleures conditions possibles.
Il propose ainsi un programme de 14 mesures au total. Ce qui représente une charge de l’ordre de 600 millions de francs pour l’Etat fédéral.
Une forme d’indemnisation des propriétaires privés est toujours à l’étude. Mais seuls les cas de rigueur seront pris en considération.
Autre mesure proposée par l’état-major de crise Lothar, et qui va déclencher à coup sûr la polémique. Il s’agit d’autoriser l’utilisation de camions de 40 tonnes au lieu de 28 tonnes pour le transport du bois.
Une proposition qui trahit la prédominance des intérêts de l’économie par rapport aux autres intérêts en jeu dans cette question.
Pierre-André Tschanz
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