La Croix-Rouge Suisse veut retrouver sa vocation humanitaire
La Croix-Rouge a décidé de vendre la partie industrielle de son Laboratoire central à Berne, laboratoire chargé de la production de médicaments. Elle veut se concentrer sur la transfusion sanguine et sur son action humanitaire en Suisse et à l'étranger.
La Croix-Rouge a décidé de vendre la partie industrielle de son Laboratoire central à Berne, laboratoire chargé de la production de médicaments. Elle se concentrera à l’avenir sur la transfusion sanguine et sur son action humanitaire en Suisse et à l’étranger.
Pour l’heure, rien n’est fait. Mais la Croix-Rouge suisse a mandaté une société financière pour rechercher le nouveau propriétaire du secteur industriel de son laboratoire. Une entreprise pharmaceutique qui s’est hissée au cinquième rang mondial de sa spécialité et a réalisé 231 millions de francs de chiffre d’affaires en 1998. Elle emploie, aujourd’hui, plus de 550 personnes sur les 740 collaborateurs du laboratoire central de la Croix-Rouge.
Or, pour demeurer compétitive sur le marché, l’entreprise en question devrait envisager un développement industriel et commercial et des investissements de l’ordre de 200 à 300 millions de francs. Une perspective que la Croix-Rouge juge incompatible avec sa mission initiale : celle des transfusions sanguines.
Le produit de la vente de l’entreprise reviendrait à la fondation du Laboratoire. Il devrait servir à la consolidation du secteur des transfusions et au renforcement des actions humanitaires de la Croix-Rouge, en Suisse et à l’étranger. Il servirait, enfin, à l’alimentation d’un fonds de solidarité en faveur des personnes infectées par l’administration de produits sanguins.
Un geste qui fait suite, faut-il le rappeler, à l’affaire du sang contaminé par le virus du sida. Une affaire qui s’est récemment terminée par la condamnation d’Alfred Hässig, ancien directeur du laboratoire central de la Croix-Rouge. Alfred Hässig, qui a été reconnu coupable de mise en danger de la vie d’autrui, était le principal responsable de l’approvisionnement des hémophiles suisses en produits coagulants. Des produits, en l’occurrence, contaminés par le virus du sida.
Vanda Janka
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