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Le cerveau en vedette

Le fonctionnement exact du cerveau reste très difficile à comprendre. brainfair2002.ch

Cette semaine sera celle du cerveau dans plus de 50 pays. En Suisse, on mettra l'accent sur les techniques d'imagerie qui permettent d'approcher une réalité complexe.

La Semaine internationale du cerveau fête cette année son septième anniversaire, avec des centaines d’événements programmés dans le monde entier. Organisée par la fondation Charles A. Dana, elle vise à faire participer le public aux avancées scientifiques dans un domaine qui reste encore largement à explorer.

En Suisse, où les chercheurs s’associent à la manifestation pour la cinquième année consécutive, des conférences, des forums publics, des projections de films et des opérations portes ouvertes sont au programme dans huit villes, ainsi qu’en divers endroits du canton du Tessin.

Zurich pour sa part aura sa propre semaine du cerveau, organisée par l’Université et par l’Ecole polytechnique avec quelques jours de décalage.

Regarder sans toucher

L’une des avancées les plus marquantes de ces dernières années dans les sciences du cerveau est la mise au point de techniques d’imagerie non-invasives. On sait désormais observer le fonctionnement d’un cerveau vivant de manière de plus en plus précise.

«Jusqu’ici, nous devions disséquer le cerveau de personnes décédées, explique Ann Kato, de la Faculté de médecine de l’Université de Genève. Alors qu’aujourd’hui, avec les nouvelles techniques, nous pouvons réellement étudier le cerveau dans son fonctionnement».

Un monde encore mystérieux

Mais malgré ces progrès, Ann Kato est obligée d’admettre que la science en sait encore très peu sur la structure la plus complexe du corps humain.

«Nous connaissons certains des chemins par où les informations circulent, nous connaissons quelques-uns des éléments chimiques qui transmettent les signaux à l’intérieur du cerveau, mais son fonctionnement exact reste très difficile à comprendre», explique la chercheuse genevoise.

Le laboratoire d’Ann Kato s’occupe plus spécifiquement des maladies dégénératives des neurones. Son équipe expérimente des substances qui pourraient prévenir la mort de certaines cellules du cerveau.

«Avec le vieillissement de la population, des maladies comme Alzheimer ou Parkinson deviennent de plus en plus fréquentes. Et c’est pourquoi la recherche sur le cerveau est si importante», rappelle Ann Kato.

swissinfo/Vincent Landon

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