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Le meilleur ennemi de l’homme

Une fois sur quatre, la victime est le propre propriétaire du chien. Keystone

Une nouvelle étude prouve que «le meilleur ami de l'homme» mord quelque 13'000 personnes par an.

Les enfants et les propriétaires de chiens sont les principales victimes.

Des agressions de chiens occasionnant de graves lésions ont engendré un sentiment d’inquiétude dans la population.

A l’instar des pitt-bulls ou autres rottweilers, certaines races, sont particulièrement redoutées.

700 accidents à la loupe

Les connaissances relatives aux morsures de chiens étaient jusqu’ici limitées.

Mais l’étude réalisée par Ursula Horisberger à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Berne apporte plus de précisions.

667 accidents par morsure ont été examinés à l’aide d’un questionnaire. Survenus entre septembre 2000 et août 2001, ces cas ont été suivis médicalement.

Disons-le d’emblée, cette étude présentée par l’Office vétérinaire fédéral (OVF) ne révolutionne pas l’état des connaissances sur la question.

Simplement, elle illustre d’une manière plus approfondie ce que l’on savait déjà.

Les principales victimes

Il en ressort que les enfants sont les principales victimes des chiens: ils sont impliqués dans un tiers des cas étudiés.

L’étude montre qu’un enfant encourt un risque de morsure deux fois plus élevé qu’un adulte.

De plus, les trois quarts des blessures graves touchent des enfants.

Et les plus jeunes sont plus souvent touchés à la tête que les adultes (qui sont généralement mordus aux extrémités).

Il convient aussi de remarquer que, dans plus de la moitié des cas, victimes et agresseurs se connaissent.

Selon l’étude, 24% des victimes ont été mordues par leur propre chien et 34% par un chien de leur entourage.

Enfin, l’étude constate que, parmi les mordeurs, certaines races sont sur-représentées.

Les chiens bergers et ceux de type rottweiler font partie de cette catégorie.

Mieux vaut prévenir que guérir



Pour éviter de tragiques accidents, un groupe de travail de l’OVF a édicté quelques recommandations à l’adresse des autorités.

Il demande que la Confédération légifère dans le but d’améliorer l’identification et l’enregistrement des chiens.

Il souhaite également une meilleure réglementation de leur commerce.

Ces modifications ont été suivies dans le cadre des révisions de la loi sur la protection des animaux et de la loi sur les épizooties.

Le Parlement doit encore se prononcer. Il le fera probablement en 2003.

Quant aux cantons, qui sont responsables de la sécurité, ils sont invités à édicter de nouvelles prescriptions.

Ils pourraient notamment faire mieux contrôler les chiens qui posent problème ou encore obliger les propriétaires à garder leur animal sous contrôle.

Quelques cantons ont d’ores et déjà édicté de nouvelles règles.

De manière générale, on constate que les zones urbaines ont pris des mesures plus restrictives que les zones rurales.

Le groupe de travail de l’OVF entend enfin mettre sur pied une campagne de prévention ciblée à l’intention des groupes à risques, les enfants et les propriétaires de chiens.

swissinfo

300 médecins de famille et 70 hôpitaux ont participé à l’étude.
15% des Suisses vivent avec un chien.
En suisse, on dénombre 490 000 chiens.

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