Peine modérée pour une Brésilienne mythomane
La femme accusée d'avoir inventé en février dernier une agression néo-nazie à Zurich-Stettbach a été condamnée à 90 jours-amende à 120 francs avec un sursis de deux ans.
Le Tribunal de district de Zurich a reconnu cette Brésilienne, âgée de 27 ans, coupable d’avoir induit la justice en erreur.
Le juge unique n’a suivi qu’en partie le réquisitoire du procureur. Celui-ci réclamait une peine de 180 jours-amende à 70 francs avec sursis. L’avocat de la prévenue avait lui demandé l’acquittement en plaidant l’irresponsabilité de sa cliente, souffrant, selon lui, de troubles de la personnalité.
En février dernier, la prévenue avait alarmé la police et les sauveteurs, prétendant avoir été agressée par trois néo-nazis près de la gare de Zurich-Stettbach. Son corps était tailladé au couteau des lettres «SVP» (équivalent germanophone de «UDC», Union démocratique du Centre ). Elle indiquait aussi avoir reçu des coups de pied au ventre qui auraient mené à une fausse couche de ses jumeaux dans les toilettes de la gare.
L’affaire avait ému le Brésil, jusqu’au président Luiz Inacio Lula da Silva. Le père de la jeune femme avait notamment alerté les médias, leur faisant parvenir des photos des jambes meurtries de sa fille.
Quelques jours plus tard, la jeune femme confessait avoir inventé cette agression et s’être automutilée dans les toilettes de la gare. L’expertise gynécologique a en outre conclu qu’elle n’était pas enceinte.
swissinfo.ch et les agences
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