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Stratégie: les aéroports en ordre dispersé

L'aéroport de Cointrin dispose d'un programme d'incitation depuis 1997.

(Keystone)

Après la suppression de 53 destinations de Swiss, les aéroports tentent de séduire de nouvelles compagnies. Mais ils ne chassent pas tous avec la même ardeur.

Cointrin et Bâle offrent des réductions de taxe, Zurich ne veut pas en entendre parler.

Dès ce dimanche, les aéroports passent à l’horaire d’hiver, traditionnellement plus mince que celui d’été.

Mais si le nombre de destinations a fondu, c’est aussi parce que Swiss a réduit son réseau, ne gardant aujourd’hui que 72 de ses 125 destinations initiales, dans 44 pays au lieu de 59.

Les trois plus grands aéroports suisses font les frais de ces suppressions, mais à des degrés divers. Bâle ne propose cet hiver que 60 destinations, contre 88 l’an dernier.

A Zurich, l’horaire d’hiver compte 120 villes, contre un peu plus de 140 il y a un an. Seul Cointrin a réussi à stabiliser le nombre de ses destinations, avec 68 destinations (-1).

Cointrin pionnier

«Certaines compagnies viennent sans qu’on les ait cherchées, explique Philippe Roy, porte-parole de l’aéroport. Comme Hapag Lloyd, qui a repris une desserte Cologne-Bonn à EAE. De notre côté, nous pratiquons un démarchage actif pour les destinations que nous voulons récupérer.»

Cointrin dispose d’un programme d’incitation depuis 1997. L’an dernier, l’offre a même été élargie.

Outre un marketing conjoint pour le lancement, toute compagnie proposant une nouvelle destination se voit offrir les taxes d’atterrissage pendant une année, au lieu de six mois auparavant.

L’année suivante, le tarif est réduit de moitié. «On compte qu’il faut entre 18 mois et deux ans pour lancer une compagnie», justifie Philippe Roy.

Kloten récompensé

Avec ce programme, Cointrin est sans doute parmi les aéroports que Thomas Frischknecht qualifient de «très actifs». Mais, pour le chef du marketing de la nouvelle compagnie Helvetic Airways, les mesures de soutien ne doivent pas être que financières.

«Unique, qui a d’ailleurs reçu une récompense pour son marketing, offre de très bonnes prestations», affirme-t-il, convaincu que le marché potentiel est suffisamment intéressant à Zurich pour compenser des taxes passagers qui sont parmi les plus élevées d’Europe (36 francs depuis début septembre pour les passagers en partance, contre 19 francs à Cointrin).

Avec son tarif unique à 99 euros, la compagnie, qui entend décoller dans une année au départ de Zurich, indique aussi clairement qu’elle ne prend pas la taxe en charge...

Pas de rabais


A la différence de Genève, l’aéroport de Zurich ne propose aucun rabais sur les taxes d’aéroport, (à l’exception d’une réduction de moitié des taxes d’atterrissage pour les compagnies desservant une ville suisse).

«Nous ne voulons pas brader nos taxes, qui correspondent à des prestations de qualité», justifie Jörn Wagenbach, chef de la communication.

Confrontés à de fortes difficultés (baisse des passagers de 6% au premier semestre), la société Unique pourrait-elle changer d’avis bientôt et offrir des rabais?

«Rien de tel n’est prévu», répond le porte-parole, précisant aussi que les taxes d’atterrissage, proportionnelles au poids et dépendant du type d’avion, n’ont pas bougé depuis 1984.

«Nous pensons pouvoir vivre avec ces taxes, qui représenteront moins de 10% de nos coûts», dit Thomas Frischknecht. Directeur du marketing d’EasyJet, Phillippe Vignon fait un autre calcul.

Infrastucture inutile

«Les taxes d’aéroport comptent pour près d’un tiers de nos coûts. Nous recherchons donc les aéroports les plus dynaniques de ce côté-là.»

D’autant plus, précise-t-il, que les compagnies à bas coûts n’ont pas besoin de l’infrastructure chère mise à disposition par les aérports et justifiant les taxes (tri des bagages, etc).

«Nous réclamons des taxes plus basses, mais aussi une infrastructure adaptée à nos besoins.» Or, «Zurich-Kloten ne manifeste pas une grande volonté de faire des efforts et prend de grands risques», poursuit Philippe Vignon. Tandis qu’à Bâle, «on est prêt au dialogue.»

Procès en cours

L’«affaire Ryanair», du nom de la compagnie à bas coûts attaquée en justice à Strasbourg pour les importants rabais dont elle bénéficie, a un peu refroidi les aéroports, dit Philippe Vignon.

«Il ne faut pas exagérer les exigences, les deux partenaires doivent s’y retrouver».

A Bâle, qui suit de près le procès alsacien, le programme d’incitation n’a pas été modifié pour tenter de séduire davantage de compagnies. Comme à Cointrin, il consiste en une réduction des taxes d’atterrissage pendant deux ans.

«Et, selon le nombre de passagers supplémentaires amenés par la nouvelle compagnie, nous avons encore une marge de manoeuvre pour des rabais supplémentaires fixés dans le règlement», ajoute Vivienne Gaskell, cheffe de la communication.

Prochain choix d’easyJet

Après avoir perdu 18% de ses passagers jusqu’à mi-octobre, l’aéroport de Bâle-Mulhouse aura bien besoin d’offres séduisantes pour faire venir de nouvelles compagnies.

Peut-être sera-t-il une des deux nouvelles plateformes qu’EasyJet dit vouloir choisir d’ici la fin de la semaine prochaine comme base pour huit de ses nouveaux avions...

swissinfo, Ariane Gigon Bormann, Zurich

Faits

Swiss a réduit son réseau en plusieurs étapes. Dès l’horaire d’hiver 2003/04, qui entre en vigueur le 26 octobre, seules 72 de ses 125 destinations initiales, dans 44 pays au lieu de 59, sont encore présentes.

En Europe, le réseau de la compagnie nationale a été réduit de moitié, passant de 82 à 42 villes desservies, dans 22 pays au lieu de 33 auparavant.

Bâle ne propose cet hiver 60 destinations, contre 88 l’an dernier.

A Zurich-Kloten, l’horaire d’hiver compte 120 destinations, contre un peu plus de 140 il y a un an.

Genève-Cointrin, moins touché par les suppressions intercontinentales de Swiss, reste en revanche stable, avec 68 destinations (69 il y a un an).

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