Un crime particulièrement odieux

Ce contenu a été publié le 30 juillet 2003 - 20:13

Le 3 décembre dernier, Klaus Ingo Opris arrive en voiture d'Allemagne au Tessin en compagnie d'un complice. Au soir, il rejoint Ponte Caprisca, près de Lugano.

Il veut y trouver un douanier tessinois en poste à Chiasso dont il a décidé de se venger.

En mars 2002, avec deux collègues, ce garde-frontière âgé de 28 ans, avait contrôlé Klaus Opris à la douane italo-suisse.

Le Germano-Roumain portait sur lui un couteau à cran d'arrêt, une arme interdite en Suisse.Le contrôle avait dégénéré à la suite de la violente réaction de Klaus Ingo Opris.

Blessé au visage lors d'une altercation avec les douaniers, l'homme avait juré de se venger. C'est ce qu'il voulait faire le 3 décembre 2002 dans le tranquille village de Ponte Capriasca.

Au domicile du douanier où ils pénètrent par une porte de garage ouverte, Klaus Opris et son complice ne trouvent pas celui qu'ils cherchaient mais son épouse et une amie.

Un changement de programme qui fait perdre la tête à Klaus Opris. Il attache, baîllonne et bande les yeux aux deux jeunes femmes terrorisées et ne s'attendrit pas lorsqu'il apprend que l'épouse du douanier, enceinte de cinq mois, attend des jumeaux.

Les enquêteurs tessinois et roumains sont convaincus que l'ordre de tuer la jeune femme a été donné par le Germano-Roumain. Toujours est-il qu'au moment de quitter les lieux, c'est le complice armé d'un couteau qui égorge la future maman.

Malgré l'alarme donnée aussi vite que possible par la témoin du drame - choquée, elle doit être hospitalisée et se trouve aujourd'hui encore sous la protection de la police – les meurtriers réussissent à disparaître.

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