Une direction plus genevoise

Président de Servette en 1989/90, Me Warluzel n’a pas laissé un souvenir impérissable. Keystone Archive

Avec la nouvelle répartition des parts de son capital-actions, le Servette FC se retrouve dans une situation inédite. Autrement dit, on assiste au retour de personnalités genevoises qui attendaient patiemment leur heure.

Ce contenu a été publié le 10 août 2001 - 08:12

Contraint de renoncer à sa majorité de 95% d'actions, Canal Plus a réussi à tirer son épingle du jeu pour conserver son pouvoir de décision.

Certes la chaîne cryptée ne détient plus que 44% des parts du club. Mais ni le groupe financier Golden Lion (36%), ni le groupe Jelmoli (15%) ne sont en mesure de lui contester sa direction, dans un premier temps en tout cas.

Même minoritaire, Canal Plus reste le décideur principal, celui avec lequel Golden Lion ou Jelmoli devront composer. Ce qui n'aurait pas été le cas avec un repreneur étranger.

L'ancien président de Valenciennes, Michel Coencas aurait souhaité acquérir la quasi-majorité des actions. Ce proche de Bernard Tapie avait pu présenter son dossier avec le concours de Daniel Hechter, le pro de la mode établi à Genève et devenu vice-président d'Etoile Carouge.

Cohabitation forcée

De leur côté, Didier Piguet et son avocat Dominique Warluzel savourent leur retour. Déjà président de Servette en 1989/90, Me Warluzel n'a pas laissé un souvenir impérissable.

Quant à Didier Piguet, l'homme fort de Golden Lion, il a alimenté la chronique l'été dernier. Censé succéder à Christian Hervé comme président, il a été éconduit pour n'avoir pas apporté les sommes d'argent promises.

Reste que tout ce petit monde sera forcé de cohabiter, personne ne voulant retirer ses billes avant l'ouverture du nouveau stade de la Praille en mars 2003. Christian Hervé et Patrick Trotignon restent à leurs postes de président et directeur sportif.

Leur sort est en partie suspendu aux résultats du Paris St-Germain en finale de la Coupe Intertoto contre les Italiens de Brescia. Si le club français se qualifie pour la coupe UEFA (verdict dans deux semaines), Canal Plus ne pourra pas conserver deux de ses hommes à la présidence de ses deux clubs.

Jonathan Hirsch

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article