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«Casse du siècle»: procès en appel

La Fiat Fiorino utilisée par les cambrioleurs et retrouvée à Wiedikon, un quartier de Zürich. Keystone

Les principaux auteurs du hold-up de la poste du Fraumünster comparaissent, une nouvelle fois, devant la justice zurichoise. Le Ministère public a fait recours. Il jugeait les premières peines trop légères.

En octobre 1999, le tribunal de district avait condamné les cambrioleurs à des peines allant de 21 mois à cinq ans et demi de prison pour brigandage. Un verdict trop clément, selon le représentant du parquet, Andreas Brunner.

Suite à son recours, sept des huit principaux protagonistes du «casse du siècle» comparaissent donc devant le Tribunal cantonal de Zurich. Le huitième, le benjamin de la bande, a disparu. La cour avait trouvé plus judicieux de le placer dans une maison d’éducation au travail plutôt qu’en prison. En mars, le jeune homme a profité d’un congé pour disparaître dans la nature. Et il court toujours.

Restent ces quelques noms. Comme issus d’un polar… Marcello, ancien employé de la poste, considéré comme le cerveau. Elias le Libanais, directeur des opérations, Hassan, Domenico dit Mimmo, Maurizio, le tenancier du salon de jeu où le casse s’est préparé, Dieter et Mustafa.

Le 1er septembre 1997, ils entrent dans la cour intérieure de la poste du Fraumünster à Zurich. Ils passent le portail de sécurité. Braquent le chauffeur du van blindé. Avant de disparaître avec 53 millions de francs. Tout se passe en cinq minutes seulement. Et sans violence particulière. Une partie des armes étaient factices, les autres n’étaient pas chargées.

Le tribunal de première instance en a d’ailleurs tenu compte en rendant son verdict, en novembre 1999. Mais c’est tout de même le «casse du siècle». Selon le procureur du canton de Zurich, on peut difficilement imaginer un cas de brigandage plus grave. Le hold-up a été soigneusement préparé. Et jusqu’ici, les accusés n’ont apporté aucun élément permettant de récupérer l’argent manquant. La Poste réclame encore 24 à 25 millions de francs sur les 53 dérobés.

Autant de faits qui accablent les prévenus. Et l’accusation entend bien utiliser ces éléments lors du procès en appel qui s’ouvre mercredi. Les peines qu’elle va requérir en deuxième instance ne sont pas encore connues. Elles ne seront dévoilées que lors du nouveau procès. Selon le Code pénal, les personnes reconnues coupables de brigandage risquent jusqu’à dix ans de prison.

Alexandra Richard

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