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Cyclisme: A Zurich, Dufaux bat Ullrich et Casagrande au sprint

La joie de Laurent Dufaux sur la ligne d'arrivée des Championnats de Zurich. Keystone

Vainqueur du 87e Championnat de Zurich, la manche suisse de la Coupe du monde, le Vaudois d´Ollon a signé la plus belle victoire de sa carrière. Dans le sprint à trois, il a su jouer malin.

Il aura fallu attendre 19 ans pour assister à une nouvelle victoire suisse au Championnat de Zurich, unique manche helvétique de la Coupe du Monde. Une épreuve de 248 kilomètres (six tours de 41,4 km) tracée autour de la capitale financière helvétique.

Dix-neuf ans après le Saint-Gallois Beat Breu, le Vaudois d’Ollon, Laurent Dufaux a donc inscrit son nom à un palmarès sur lequel les plus grands y ont gravé le leur.

Sous la canicule – le mercure oscillait entre 30 et 35 degrés – ce championnat de Zurich peut être considéré comme un mini-championnat du monde de par la qualité du peloton. Pour s’en convaincre l’énoncé du classement l’atteste: les dix premiers appartiennent au Gotha de la Petite reine. Et parmi eux un deuxième Suisse, le Schwytzois Camenzind, champion du monde en 1998.

La course s’est jouée à la fin du cinquième des six tours: les dix premiers à l’arrivée possédaient une quarantaine de secondes d’avance sur un groupe de chasse emmené par Bartoli, vainqueur en 1998.

A cet instant, Zabel et Tschmil – les deux premiers du classement général de la Coupe du monde conservent leur rang – étaient déjà battus à l’image du Suisse Markus Zberg, malade.

A sept kilomètres de l’arrivée, Dufaux. Ullrich et Casagrande se dégageaient. Dans le final, l’Allemand a été le premier à placer un démarrage. Dufaux a contré. Dès cet instant, le Suisse a joué malin et a pris sa chance à 100 mètres de la ligne.

Pour Dufaux c’est certainement la plus belle victoire (la 32e de sa carrière) après notamment ses succès d’étape, et au Tour de France, et au Tour d’Espagne.

«Je savais qu’il fallait surveiller Casagrande, Rebellin, Ullrich», expliquera Dufaux à l’arrivée. «On a finalement assisté à une sélection naturelle. Ce matin, j’étais parti pour rester avec les meilleurs. Lorsqu’on s’est retrouvé à trois dans la dernière petite côte je me suis dit: j’ai ma chance…»

Pierre-Henri Bonvin


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