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Dans le peloton de tête européen

La prostitution ne cesse de prendre de l'ampleur à Zurich. Le nombre de prostituées a augmenté d'un tiers en 2002.

De nouvelles praticiennes arrivent sur le «marché»: Suissesses et détentrices de permis B, qui travaillent souvent à temps partiel.

La police estime à environ 3000 le nombre de prostituées exerçant légalement leur métier. Le nombre d’illégales est en revanche, par essence, difficile à estimer.

En se basant sur la statistique des expulsions au motif de prostitution illégale (314 en 2002, 30% de plus qu’en 2001), la police l’estime à «quelques centaines».

Avec un chiffre global plutôt conservateur de 3300, la proportion de prostituées à Zurich serait donc de 1 femme sur 55, ce qui place la ville de Zwingli dans le peloton de tête des villes européennes.

Selon les estimations du Réseau de prévention européen Europap, Amsterdam, capitale de la prostitution, compte 1 prostituée sur 35 femmes, tandis que ce chiffre est de 1 sur 300 à Londres.

A temps partiel

Depuis que la police tente d’interdire le racolage «à la fenêtre», le nombre d’amendes a pris l’ascenseur: il est passé de 300 à 700 de 2001 à 2002.

La concurrence devient de plus en plus forte aussi en raison de l’arrivée «sur le marché» de jeunes Suissesses ou de détentrices de permis B (+28% en 2002 parmi celles qui se font enregistrer).

Ces femmes sont attirées par l’appât du gain facile ou obligées de trouver un revenu quelconque.

C’est le cas de cette Tunisienne résidant en Suisse romande qui avoue venir travailler deux jours par semaine dans un salon de la Langstrasse car sa rente de veuve ne lui suffit pas pour faire vivre sa famille.

«Mais si ma fille, et surtout la famille de son futur mari, l’apprenaient, son mariage serait fichu», déclare-t-elle.

De pseudo-étudiantes



Quant aux étudiantes qui se prostitueraient pour payer leurs études, Lea Bösiger, du centre d’accueil pour prostituées Isla Victoria, veut mettre les points sur les «i»:

«C’est un phantasme d’homme! De plus, ça permet aux clients de se donner bonne conscience puisqu’ils donnent de l’argent pour une bonne cause!

Beaucoup de ces filles, parfois très jeunes puisque la prostitution est autorisée à partir de 16 ans, ne sont pas étudiantes et se vendent pour pouvoir se payer des habits très chers.»

swissinfo, Ariane Gigon Bormann, Zurich

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