Dufaux et Camenzind distancés au Tour cycliste d’Espagne
Après Cordoue, le champion du monde Oscar Freire remporte une deuxième étape. Pour sa part, le Suisse Zülle est toujours en jaune. Victime du vent et les bordures, plusieurs favoris, dont les grimpeurs espagnols, ont été piégés.
Au terme de la 4e étape du Tour d’Espagne, Valdepenas-Albacete (179 km), l’Espagnol Oscar Freire s’est imposé au sprint. C’est la seconde victoire, après Cordoue, du champion du monde en titre.
Une Vuelta qu’il abandonnera près de chez lui, au terme de la 13e étape, Santander-Santander. Motif? Participant à son premier Tour d’Espagne, il ne veut pas accumuler les fatigues en vue du rendez-vous olympique de Sydney. Et ce d’entente avec ses dirigeants italiens de la «Mapei».
Au sprint, Oscar Freire a battu les Italiens Lombardi et Moreni. Un emballage final dans lequel le Suisse Rolf Huser a pris la neuvième place. Ainsi aurait dû se résumer cette étape dite de transition en l’absence de difficultés… le vent de côté mis à part!
Le corollaire? A 40 kilomètres de l’arrivée le peloton s’organise en bordures et se scinde en plusieurs groupes. Les grimpeurs espagnols de la «Kelme» (Heras, Escartin, notamment), mais aussi les Suisses Dufaux et Camenzind, tout comme le Français Virenque ou encore Gotti, l’ancien vainqueur du Giro (1997 et 1999) tombent dans le piège. Bilan: sur la ligne d’arrivée, ils accusent plus d’une minute de retard (1’21»).
Dès lors, Zülle, Olano, Ullrich, Tonkov, Vinokourov, les principaux candidats à la victoire à Madrid, ont réalisé une excellente opération en augmentant leur marge d’écart sur leurs principaux adversaires, les grimpeurs espagnols en particulier. Et ce à la veille du premier rendez-vous avec la montagne, mercredi à Xorret de Cati.
De fait, l’étape de la Mancha, ce plateau calcaire du centre de l’Espagne où la terre est aride, a souvent joué un rôle sur le final de la Vuelta.
En 1996, Tony Rominger, considéré comme un, si ce n’est «le» favori de la course, fut piégé par le vent, victime des bordures. Cette année-là, Zülle remportait sa première Vuelta. De bon augure?
Un Zülle qui, alors, fut dépossédé de son maillot jaune au 100e kilomètre. Lors du sprint intermédiaire, le Tchèque Hruska, troisième du classement général à 4», prenait une bonification, se retrouvant leader virtuel du Tour d’Espagne. Un bonheur de courte durée, puisque lui aussi tomba dans le piège du vent de la Mancha.
Pierre-Henri Bonvin
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