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La BCGe dans les griffes des justices suisse et française

Sauvée par les autorités du canton de Genève, la BCGe n'est pas au bout de ses peines. Keystone

En l'espace de trois jours, les juges d'instruction chargés d'enquêter sur la Banque cantonale de Genève ont opéré deux perquisitions de grande envergure. Et la justice française s'apprête à envoyer une commission rogatoire internationale à Genève.

Sauvée par les autorités du canton de Genève, la Banque cantonale de Genève (BCGe) n’est pas au bout de ses peines. Bernard Bertossa, le procureur général, a ouvert trois enquêtes, portant notamment sur la gestion de la banque, et sur les soupçons de blanchiment qui pèsent sur sa filiale française.

En 1997, souvenez-vous, la Banque française Rivaud est accusée de blanchir de l’argent par l’intermédiaire de sa filiale genevoise, la Banque d’investissement privé (BIP). Elle décide alors de vendre la BIP à une filiale de la Banque cantonale de Genève.

Or, comme le constate le juge français Philippe Courroye, les méthodes de la Banque Rivaud et celles de la BCGe «ont des points communs». En clair, les deux établissements sont soupçonnés d’encaisser de l’argent en Suisse, puis d’accorder des faux prêts, du même montant, en France.

La BCGe est accusée par son ancien directeur en France, Bernard Monnod, d’avoir blanchi près de 600 millions de francs français à Lyon et en Haute-Savoie entre 1996 et 1998.

Aujourd’hui, la justice française est en train de préparer une commission rogatoire internationale. Quant à la justice suisse, elle est déjà à pied d’œuvre.

Les juges Daniel Devaud et Georges Zecchin ont perquisitionné dans les locaux d’ATAG Ernst & Young, le réviseur des comptes de la BCGe. Et leurs collègues Daniel Dumartheray et Laurent Kasper-Ansermet ont saisi une masse de documents comptables au siège même de l’établissement financier, au quai de l’Ile.

Certes, la perquisition reste un acte de procédure normale. Mais habituellement les documents sont réclamés par la justice par courrier.

On peut imaginer dès lors que le Tribunal de Genève a quelques doutes sur l’empressement de la BCGe et de son réviseur à collaborer pleinement avec la justice.

Ian Hamel

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