La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

La chasse au gibier pourrait sauver les forêts dévastées par «Lothar»

L´ouragan «Lothar» a créé un environnement idéal à la prolifération du gibier sauvage. Afin de prévenir un risque de déséquilibre, les autorités fédérales veulent augmenter les quotas d´abattage.

Les chasseurs pourraient s’adonner à leur passe-temps, avec moins de restrictions. Tel est en tout cas le message délivré vendredi par l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage (OFEFP) qui recommande aux cantons d’autoriser largement la chasse dans les régions forestières touchées par «Lothar».

Car, l’ouragan n’a pas seulement laissé derrière lui des quantités de bois abattu. Il a créé des zones favorables à la prolifération d’animaux sauvages qui disposent de nourriture et d’abris en abondance. Ce qui d’ici à trois à sept ans pourrait conduire à une importante augmentation de leur nombre. Avec pour corollaire des dommages infligés aux jeunes arbres.

C’est pour éviter un tel scénario, que l’OFEFP envisage d’augmenter le volume de la chasse dans les régions touchées par l’ouragan. Mais, rassure l’OFEFP, sans aucune volonté d’imposer sa volonté aux cantons.

Cependant, les cantons qui ne suivront pas la recommandation seront lésés financièrement. La hausse des quotas d’abattage conditionne en effet les subventions versées par la Direction fédérale des forêts aux collectivités propriétaires de zones sinistrées.

Les cantons ne veulent pas sacrifier les chevreuils avant d’être sûrs de l’évolution de la situation. Le canton de Berne préfère créer des foyers pour chevreuils et chamois, principalement dans l’Oberland.

Les chasseurs bernois ne sont pas aux anges non plus. «Avant Lothar, nous n’avons jamais proposé d’augmenter le quota d’abattage», a déclaré Werner Liebi, président de l’association bernoise de la chasse et de la protection de la nature.

Les cantons de Bâle-Ville, Schaffhouse et Lucerne ne désirent pas non plus modifier leurs plans de chasse. Largement épargnés par Lothar, le Tessin, le Valais et les Grisons sont du même avis. Les différents offices cantonaux de la chasse restent laconiques au sujet des conséquences de «Lothar» sur le gibier. Selon eux, il est encore trop tôt pour en parler. A l’heure actuelle, les inspecteurs de la chasse, les chasseurs et les forestiers en sont au stade de l’observation.

Les plans d’abattage devraient en définitive être décidés selon les régions. Seuls Vaud et Soleure envisagent pour l’instant d’intensifier la chasse au chevreuil. Zurich, de son côté, veut réduire de 20 pour cent la population de cervidés dans les régions touchées par Lothar. L’administration zurichoise ne dispose pas encore de chiffres précis sur la quantité de bêtes à abattre.

swissinfo avec les agences

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision