«LaOla»: une campagne de prévention pour jeunes sportifs «propres»
Les jeunes footballeurs auraient tendance à boire plus que leurs camarades qui ne taquinent pas le ballon. Inquiète, la Confédération lance une campagne de promotion de la santé pour les sportifs de 10 à 16 ans.
Sous l’égide de l’Association olympique suisse et des offices fédéraux de la Santé publique et du Sport, ce sont 2 300 000 francs qui vont être investis ces trois prochaines années. «LaOla» – nom choisi en référence au fameux mouvement des supporters dans les stades – va mettre l’accent essentiellement sur la consommation d’alcool, de tabac, de cannabis et d’autres drogues.
En Suisse, les 10-16 ans sont près de 900 000 à fréquenter un club sportif. Les promoteurs de la campagne ont donc jugé que les 40 000 moniteurs, entraîneurs et coaches qui les encadrent étaient tout désignés pour leur inculquer les réflexes de la vie saine.
Pour l’heure, les fédérations de gymnastique, de basket-ball, de ski et de snowboard ont formellement rejoint la campagne. Les footballeurs et les hockeyeurs ne devraient pas tarder à suivre.
C’est mardi que le coup d’envoi a été officiellement donné à Berne, en présence du parrain de «LaOla», l’ancien lanceur de poids et de disque Edy Hubacher, qui fut également champion olympique de bob à quatre à Sapporo en 1972. Avec les représentants des quatre fédérations affiliées, cette grande figure du sport n’a pas manqué de souligner que pour lui, un bon sportif devrait se tenir à l’écart de tout ce qui nuit à la santé.
Au nom des snowboarders, la sélectionnée olympique de Nagano, Steffi von Siebenthal, a rappelé que sur une planche aussi, il vaut mieux être «clean» si l’on entend faire des résultats. Et d’ajouter que dans ce sport comme dans les autres, on n’arrive pas au top niveau sans de gros efforts d’entraînement, totalement incompatibles avec la consommation régulière d’alcool, de tabac ou de drogues, même «douces».
Quant aux autres drogues, celles que l’on prend pour améliorer ses performances, elle n’étaient pas à l’ordre du jour de ce lancement de campagne. Mais les responsables de l’Association olympique suisse présents mardi à Berne n’ont pas manqué de souligner que leur budget pour la lutte contre le dopage passe cette année de 700 000 francs à un million.
Marc-André Miserez
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