Lausanne-Cork en Coupe de l’UEFA: deux c’est assez, trois c’est trop
Lausanne-Sports est le seul club romand qualifié dans une coupe européenne. Jeudi soir, pour le compte du tour préliminaire de la Coupe de l´UEFA, le club vaudois accueille, en son stade de la Pontaise, Cork, le vice-champion de l´Eire.
La reprise précoce du championnat de Suisse devrait favoriser le Lausanne-Sports. La formation vaudoise compte déjà cinq rencontres de championnat, alors que les Irlandais n’entament le leur que trois jours après cette rencontre UEFA (Union européenne de football Association).
Par ailleurs, Lausanne a réussi un bon début de championnat national. Hormis son faux pas de vendredi soir à St-Gall, le LS peut compter sur l’intégration et la complémentarité du trio français Baudry-Hellebuyck-Santini.
Les attaquants Mazzoni, l’Argentin, et Kuzba, le Polonais, ont réussi un excellent retour au premier plan, en ce début de saison. C’est important de trouver le chemin des filets pour le moral de la troupe de Schürmann.
Car, en fin de saison dernière, deux grosses tuiles sont tombées sur le club de la capitale vaudoise. D’une part, sa défaite aux tirs au but devant le FC Zurich, en finale de la Coupe de Suisse. Et, d’autre part, l’hémorragie subie, à l’intersaison, au sein du contingent.
En effet, pas moins de six titulaires ont pris la poudre d’escampette pour d’autres horizons. Et pas des moindres puisqu’il s’agit de Celestini, Rehn, Ohrel, Gerber, Hänzi, Londono et dernièrement Bühlmann.
Toutefois, ce premier challenge en Coupe de l’UEFA semble à la portée du Lausanne-Sports. Même si les joueurs de cette formation vaudoise «new look» ne possèdent guère d’expérience européenne.
En face, le champion de la République d’Irlande pratique un jeu, certes très physique, mais sans grande surprise. Cork joue un football typiquement britannique. C’est-à-dire stéréotypé au possible, avec de grandes balles en avant, des centres aériens approximatifs pour des reprises de la tête le plus souvent mal cadrées.
Reste le «fighting spirit» propre aux Irlandais. Intense et de tous les instants. De plus, les Irlandais passent pour les latins des îles britanniques. Non pas forcément balle au pied, mais de par la ferveur qui jaillit de leur cœur.
Mais «deux c’est assez; trois c’est trop»! Lausanne doit faire sienne cette maxime. Après ses deux éliminations européennes successives, certes fort honorables, face à la Lazio de Rome, en 1998, et devant le Celta Vigo, en 1999. D’autant que ces deux premiers matches contre les Irlandais du Sud ne s’inscrivent qu’à l’échelon du tour préliminaire de la Coupe de l’UEFA.
Emmanuel Manzi
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