Le CICR aurait négligé les avertissements des autorités géorgiennes
Après la disparition de deux déléguées et de leur chauffeur, le président Edouard Chevardnadzé a critiqué lundi le CICR. Selon le président géorgien, l'organisation humanitaire n´aurait pas tenu compte des mises en gardes qui lui avaient été faites.
Trois jours après la disparition de trois employés du Comité international de la Croix-Rouge non loin de la frontière tchétchène, Edouard Chevardnadzé met directement en cause les mesures de sécurité du CICR. «Nous avons toujours évalué lucidement la situation dans les gorges de Pankissi, affirme le chef de l’Etat géorgien, et nos autorités ont plus d’une fois mis en garde les employés des organisations étrangères contre d’éventuels dangers».
«Dans le cas présent, les représentants de la Croix-Rouge ont négligé ces avertissements. En dépit de cela, ajoute Edouard Chevardnadzé, nous faisons tout notre possible pour que les disparus soient retrouvés.»
Pour l’heure, le CICR n’a pas encore réagit à ces accusations. Au siège de l’organisation, à Genève, on se refuse également à parler d’enlèvement, alors que c’est l’hypothèse privilégiée par les autorités géorgiennes. Quoi qu’il en soit, le Comité international de la Croix-Rouge a annoncé lundi qu’il suspendait ses activités dans la zone géorgienne frontalière de la Tchétchénie où a eu lieu la disparition.
Swissinfo avec les agences
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