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Noga face à l’Etat russe: cinq jours de sursis pour le Sedov

Le voilier russe va finalement pouvoir honorer ses engagements dans le cadre de Brest 2000. Keystone

Le célèbre quatre mâts immobilisé au port de Brest à la demande de la société suisse Noga pour une dette non honorée contre l'Etat russe va pouvoir reprendre la mer pendant la durée de Brest 2000. Ainsi en a décidé le Tribunal de grande instance de Brest.

Les organisateurs de Brest 2000 sont soulagés. Les financiers aussi. Le Sedov, le plus grand voilier du monde, va pouvoir quitter Brest afin de tenir ses engagements pour cette fête nautique internationale. Les entreprises bretonnes, qui avaient sous-loué le prestigieux navire, ont déjà perdu près de 48.000 dollars. D’où leur soulagement.

Cette levée de la saisie n’est pourtant que provisoire. Une fois remplies ses obligations pour les festivités nautiques, le Sedov devra revenir à Brest d’ici au 20 juillet pour la poursuite du jugement. Jusqu’à son retour, le Tribunal de grande instance de Brest a chargé la marine nationale française de le surveiller de près.

L’immobilisation à Brest du Sedov a fait la «une» de la presse moscovite et pris les dimensions d’une véritable crise diplomatique. Le ministère russe des Affaires étrangères en particulier a jugé que l’incident violait le droit international. Pire: il risquait, selon lui, de nuire aux relations bilatérales avec la France.

En saisissant le voilier russe, Noga entend obtenir le paiement par Moscou d’une dette de 63 millions de dollars. Un montant qui avait été attribué à la société du financier Nessim Gaon en 1997 par le tribunal arbitral de Stockholm. La Russie avait recouru, mais avait été déboutée, rendant le jugement exécutoire.

A l’origine du litige, un gigantesque troc qui oppose Noga à l’Etat russe. La société suisse s’était engagée à fournir divers produits à la Fédération de Russie en échange de pétrole. Or, selon Noga, Moscou a cessé unilatéralement ses livraisons en 1992, lui faisant subir du coup un énorme préjudice financier.

François Leroux, Paris

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