Peine confirmée pour «l’infirmier de la mort»
Le Tribunal cantonal de Lucerne a confirmé mercredi la condamnation de «l'infirmier de la mort» à la prison à perpétuité prononcée en janvier 2005.
Mais la cour ne l’a reconnu coupable que de sept assassinats, alors que le jugement prononcé en première instance avait conclu à 22 assassinats
Entre 1995 et 2001, cet ancien infirmier suisse a étouffé ou empoisonné 24 femmes et quatre hommes. Et ce dans des homes médicalisés des cantons de Lucerne, d’Obwald et de Schwytz.
Ses victimes avaient entre 66 et 95 ans et nombre d’entre elles souffraient de démence sénile.
Après son arrestation en juin 2001, cet homme âgé aujourd’hui de 37 ans avait expliqué avoir agi par compassion pour ses victimes et parce qu’il était surmené.
En première instance le Tribunal criminel de Lucerne n’avait pas cru à ces arguments. La cour avait conclu à 22 assassinats, trois tentatives d’assassinat accomplies et deux tentatives inachevées.
L’ancien infirmier, qui a déjà purgé quatre ans et demi de prison, n’avait pas accepté le verdict du Tribunal criminel et avait fait recours auprès du Tribunal cantonal de Lucerne. Selon son défenseur, aucun de ses délits ne pouvait être qualifié d’assassinat.
swissinfo et les agences
– L’«ange de la mort» est né en Suisse centrale, mais a passé une partie de sa jeunesse en Allemagne après la séparation de ses parents.
– Il a accompli un apprentissage d’électronicien auprès de la Deutsche Post, mais n’est pas allé au bout de sa formation.
– Il a ensuite fait des études de professeur de danse, à nouveau sans succès.
– De retour en Suisse en 1990, il a d’abord travaillé comme assistant dans une école de danse de Suisse centrale.
– Fin 1992, il a suivi une formation d’aide-soignant dans un home d’Obwald.
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