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Réfugiés sans papiers

La plupart de ces requérants admis provisoirement sont originaires de pays africains. Keystone Archive

La Suisse doit faire face à un nouveau genre de réfugiés. De plus en plus nombreux, ils sont souvent très jeunes, difficilement identifiables et originaires d'Afrique.

Leur nombre a augmenté de 1400 au cours des six premiers mois de 2002, pour atteindre le chiffre de 16 500.

La plupart de ces requérants admis provisoirement sont originaires de pays tels que le Nigeria, l’Angola, la Guinée, la Sierra Leone ou encore la République démocratique du Congo.

Leur particularité: ils ne correspondent pas aux critères d’asile et devraient par conséquent être refoulés.

L’Office fédéral des réfugiés (ODR) est d’ailleurs actuellement en tractations avec plusieurs Etats africains pour tenter de signer des accords sur le retour de leurs ressortissants.

Les négociations sont particulièrement avancées avec le Nigeria. «Un avant-projet d’accord est prêt, confirme Dominique Boillat, porte-parole de l’ODR. Même si de nombreux points restent à éclaircir.»

Faciliter l’identification

Cet accord devrait faciliter l’identification des requérants. Qui, pour la plupart, n’ont pas de papiers d’identité.

Certains pays africains ne sont pas prêts à coopérer avec la Suisse. L’Angola, par exemple, refuse d’identifier ses ressortissants, pour ne pas avoir à les assumer.

Ailleurs, comme en Sierra Leone, les registres de la police des habitants ont été détruits durant les dix années de guerre civile. Il est donc pratiquement impossible d’établir l’identité de certains candidats à l’asile.

Des rapports très difficiles

D’ailleurs, un grand nombre de requérants n’ont pas intérêt à être identifiés, précise le porte-parole de l’ODR. Leur nombre varierait entre 1500 et 2000.

La plupart de ces réfugiés sont de sexe masculin et jeune. Certains sont même mineurs. Ou en tout cas prétendent l’être. Ils donnent un faux nom et un faux pays d’origine.

Et, affirme Dominique Boillat, les rapports avec eux sont très difficiles. En clair, ils ne coopèrent pas. Ils ne veulent pas d’un travail stable. Et ils refusent de participer à des programmes d’occupation.

La plupart du temps, ils restent en Suisse juste le temps de gagner un peu d’argent. Puis, ils s’en vont dans un autre pays européen.

swissinfo avec les agences

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