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TdF: Pantani gagne à Courchevel, Zülle frôle l’élimination

Pantani le pirate, Marco la panthère rose: à nouveau vainqueur d'étape. Keystone

Pantani a signé sa deuxième victoire d'étape. Armstrong, lui, a consolidé son maillot jaune de leader. Alors que 68 coureurs ont failli accompagner le Suisse Alex Zülle en enfer.

«A la pédale», pour emprunter un terme du jargon du peloton, l’Italien Marco Pantani est allé chercher une superbe victoire au terme de la 15e étape du Tour de France cycliste Briançon – Courchevel, sur 173,5 km.

Une étape qui a failli entrer dans l’histoire, 68 coureurs – du jamais vu – ayant frôlé l’élimination. Car ils sont arrivés 40» avant la clôture des délais. Un autobus (autre terme du jargon propre au peloton) à bord duquel se trouvaient Olano, Jalabert et Zülle. Une véritable «Bérézina» pour le Saint-Gallois.

Sur le coup de midi, à Briançon, c’est un Alex Zülle, l’œil noir, le visage fermé, qui prenait la route pour Courchevel. «Je ne comprends pas: au Tour de France je marche une année sur deux. C’est la dernière fois que je mise ma saison sur une course».

Le Saint-Gallois (deuxième en 1995 et 1999) ne gardera pas un souvenir impérissable de son neuvième Tour de France…

Marco Pantani s’est donc imposé en grand seigneur. A l’avant, les attaquants de la première heure – Lelli, Jimenez, Nardello, Otxoa, Botero – semblaient partis pour se disputer la victoire, forts de leur avance (4’10») au pied de l’ultime difficulté, les 22 kilomètres d’ascension sur Courchevel.

Derrière, à 14 kilomètres de l’arrivée, Pantani plaçait son attaque. Seul Armstrong restait en sa compagnie. Mais l’Américain n’a pas insisté, sa marge de sécurité lui permettant d’économiser ses forces.

A l’avant, sur une accélération de Jimenez, le quintette explosait. Impérial, Pantani revenait et reprenait l’Espagnol à 3 kilomètres de la banderole. La voie était désormais libre – non plus pour une victoire au rabais, comme au Ventoux – mais pour un succès qu’il ne devra à personne.

Qu’il est loin, ce 5 juin 1999, à Aprica, où «le pirate transalpin» avait été prié de quitter le Giro pour un taux d’hématocrite trop élevé!

Principale victime de ce deuxième rendez-vous alpestre (Galibier, col de la Madeleine), Jan Ullrich. Certes, l’Allemand conserve sa deuxième place au classement général. A plus de sept minutes (7’26»). Mais désormais, il est serré de près par l’Espagnol Beloki à 2», seulement.

Quant au premier Suisse, Roland Meier, il accuse pas moins de 50 minutes de retard.

Pierre-Henri Bonvin

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