Tentative de sauvetage au Conseil des droits de l’homme
La nouvelle Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, doit affronter un premier défi: sauver du fiasco la conférence contre le racisme, prévue en avril à Genève.
Lundi, s’adressant pour la première fois au Conseil des droits de l’homme, réuni à Genève pour une session de trois semaines, la Haut Commissaire, s’est engagée à tout faire pour amener toutes les parties autour de la table et donner un nouvel élan à la lutte contre la discrimination, la xénophobie, l’intolérance et le racisme. Elle a demandé à tous les Etats d’y participer malgré leurs divergences.
Le Canada, les Etats-Unis et Israël boycottent les travaux préparatoires de la conférence de Genève, ou Durban II, alors que d’autres pays européens, comme la France, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne menacent de les suivre si la conférence se transforme en plateforme anti-israélienne.
«J’appelle les gouvernements qui ont exprimé l’intention de ne pas participer à la conférence à reconsidérer leur position», a déclaré la Haut Commissaire.
La première conférence contre le racisme à Durban, du 31 août au 8 septembre 2001, avait été marquée par de profondes divisions sur les questions de l’antisémitisme, du colonialisme et de l’esclavagisme. Les Etats-Unis et Israël avaient claqué la porte en protestant contre le ton anti-israélien de la réunion.
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