Tour d’Espagne: le déclin de la vieille garde suisse
Premier jour de repos mercredi pour les coureurs de la Vuelta. Et premier bilan des Suisses avant les échéances du week-end dans les montagnes d´Asturie. Le St-Gallois Zülle est en déroute. Et le Vaudois Dufaux annonce son abandon pour mercredi prochain.
D’Andorre un long transfert a conduit le peloton à Saragosse. Où jeudi il s’élance pour une étape de plaine avec départ et arrivée dans l’ancienne capitale du royaume d’Aragon.
Et, vendredi, les coureurs bénéficieront d’un nouveau jour de repos à Santander, ville portuaire du golfe de Gascogne. Après un deuxième long transfert.
Les organisateurs de la Vuelta satisfont aux exigences des règlements de l’Union cycliste internationale (UCI). Quant aux étapes de jeudi et samedi, elles paraissent propices aux sprinters avant la montagne des Asturies.
S’il la gère, cette montagne pourrait consacrer Casero (le nouveau maillot or) et lui permettre de viser la victoire finale. Le contre-la-montre de Madrid du dernier jour ne devrait en effet pas lui poser de gros problèmes.
Plus que la prise de pouvoir du jeune Casaro (28 ans), le renouveau du cyclisme de l’après Indurain est salué en Espagne. A l’heure où la vieille garde espagnole est sur le déclin (Olano, José-Maria Jimenez, Zarrabeitia), ce sont les Freire, Eladio Jimenez, Heras, Igor Gonzales, Beloki qui prennent le relais.
Le déclin? La veille garde suisse y est plongée jusqu’au cou: Richard, Gianetti, Dufaux, Zülle tirent leurs dernières cartouches. Et les jeunes (Montgomery et consorts) sont encore trop tendres. Seuls, un ton en-dessous, les Camenzind et autres Zberg assurent la transition.
Parti pour une troisième victoire après 1996 et 1997 Alex Zülle s’est effondré. Tout comme il s’était effondré au Giro 1999 sur les pentes du Fedaia dans l’étape de Val Gardena. Similitude: il portait le maillot rose depuis douze jours!
Un effondrement jamais clairement expliqué. Saura-t-on un jour ce qui s’est passé dans le «chrono» de Tarragone et le lendemain sur les pentes de Le Molina?
A deux reprises sur le podium (1996 et 1997), Laurent Dufaux tablait sur la Vuelta pour se refaire une santé. Sa victoire en Coupe du monde à Zurich, le confortait dans ses espoirs. Mais il pointe à près de cinquante minutes.
Un Dufaux qui mettra d’ailleurs pied à terre mercredi prochain. «Avant le voyage de Sydney je veux prendre du repos et me changer les idées», explique le Vaudois. «Ma chute de Valence a laissé des traces. Je me fais du souci mais ne désespère pas».
Pierre-Henri Bonvin
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