Tour de France: Paolo Bettini s’impose à la barbe des sprinters
L'Italien Bettini et ses trois compagnons d'échappée ont résisté au retour des sprinters. Et les Suisses sont arrivés au sein du peloton, excepté Armin Meier victime d'une chute. Alberto Elli est toujours vêtu de jaune.
Ancien maillot à pois: l’Italien Paolo Bettini s’est imposé au terme de la 9ème étape, Agen-Dax (181 km). Il a battu au sprint ses trois compagnons d’échappée, le Belge Verheyen, l’Espanol Vidal et le Français Rous.
Sortis à 38 kilomètres de l’arrivée, les quatre hommes ont résisté au retour des équipes de sprinters. Celles-ci n’ont pas ménagé leurs efforts pour emmener un des leurs en quête de victoire. Il s’en est fallu d’un rien, Erik Zabel prenant la cinquième place dans le temps du vainqueur.
L’Italien a signé sa plus belle victoire depuis qu’il est passé professionnel en 1997. Quant aux Suisses, ils sont restés fidèles à leur tactique: ils sont restés au sein du peloton, excepté Armin Meier, victime d’une chute dans le final.
Lundi, le Tour aborde l’unique étape des Pyrénées, Dax-Hautacam/Lourdes (205 km). Il enchaînera les cols de Marie-Blanque, de l’Aubisque et du Soulor avant d’entamer la montée sur Hautacam.
«Lundi ce sera le premier grand test. Les hommes forts vont se découvrir», lance le Vaudois Dufaux. «Après une semaine de course, Pantani me fait une grosse impression.» Pour sa part le double vainqueur du Tour (1997/98) affirme: «La seule inconnue pour moi est mon manque de référence».
Face à l’Italien, Alex Zülle tient un discours identique. «Pour ma part j’espère que Jimenez et Piepoli seront présents dans la montagne. D’autant qu’ils ont été ménagés jusque-là, notamment dans le contre-la-montre par équipes (sic)», rappelle le Saint-Gallois.
S’il est un Suisse resté discret jusqu’au pied des Pyrénées, c’est bien Roland Meier. «Au cours de cette première semaine, il a manqué une étape de moyenne montagne afin de faire le point», déplore le Zurichois.
Quant à Sven Montgomery, il éclate de santé: «Je n’ai pas abandonné l’idée de prendre le maillot blanc du meilleur jeune. Neuf minutes de retard ne sont pas catas-trophiques. «Je ne connais pas les Pyrénées. La seule chose que je sais: les descentes sont sinueuses et dange-reuses…», relève le Bernois.
Pierre-Henri Bonvin
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.