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Trossero dévoile l’ossature de la Nati

La Suisse n’a collectionné que des matches nuls et des défaites devant la Russie ou l’ancienne URSS. Keystone

La Russie sépare la Suisse du Japon. Géographiquement, c´est sûr! Sur le plan du football, on ne l´espère pas... Car il y va de la qualification de la Suisse au Mondial 2002. Samedi, l´équipe nationale joue son premier match éliminatoire à Zurich.

L’équipe de Suisse s’articulera probablement avec Pascolo dans les buts; Lumbamba-Muller-Henchoz-Fournier pour un retour à une défense à quatre. Dans l’entrejeu, Wicky et Sforza évolueront au centre. Cantaluppi et Comisetti sur les côtés. Et à la pointe de l’attaque, Yakin et Rey.

C’est en tout cas dans cette composition que, mercredi soir, la Suisse a battu les moins de 17 ans de Grasshopper: 11 à 0. Encore que N’Kufo et Lonfat, en tant que remplaçants entrés en cours de jeu, aient marqué respectivement trois et un buts.

Au chapitre historique, la Suisse n’a collectionné que des matches nuls et des défaites devant la Russie ou l’ancienne Union soviétique. C’est ainsi que la Nati est passée à côté d’une qualification pour l’Euro 76 et pour le Mondial 86.

Cela dit, la Russie devra se passer des services des titulaires de l’attaque: Panov (St-Etienne) et surtout Loskov (Lokomotive Moscou), alors que Beschastnnykh (Santander) manque de compétition (le championnat en Espagne n’a pas encore repris).

Comme la plupart du temps, c’est au milieu du terrain que la bataille se dessinera. Et là, les duettistes de Celta Vigo, Karpin et Mostovoi, risquent de prendre de vitesse l’entrejeu helvétique, avec leur virtuosité technique.

Aussi, pour lutter contre le mauvais sort (pas moins de cinq titulaires blessés), le coach helvétique Enzo Trossero ne peut s’appuyer que sur son enthousiasme et sa force de persuasion. En espérant que les remplaçants, tel N’Kufo, se transcendent pour faire oublier les titulaires.

Autrement dit, la Russie semble mieux armée, parce que nettement plus rapide et d’une aisance technique supérieure à la Suisse. Qui devra lui opposer ses vertus de solidarité, bravoure et détermination de tous les instants.

Mais à l’heure où les formations se valent, les matches se gagnent avant tout dans la tête. C’est là que réside la chance des Suisses d’empocher samedi les trois points. D’autant que les Slaves se révèlent souvent fragiles psychiquement.

Emmanuel Manzi

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