Accord global: un pas de plus vers la conclusion

Korman swissinfo.ch

L´audience publique sur le plan de répartition des 1,25 milliard de dollars de l'accord global entre banques suisses et plaignants juifs américains a eu lieu lundi à New York. Les premiers intervenants ont appelé à une solution équitable.

Ce contenu a été publié le 20 novembre 2000 - 23:24

Devant le tribunal de Brooklyn, le juge fédéral Edward Korman a pris la parole le premier. «C'est un nouveau pas vers une solution équitable», a-t-il déclaré. Le juge avait approuvé l'accord global le 9 août dernier, deux ans après sa conclusion.

Une quarantaine de représentants des plaignants et de survivants de l'Holocauste ont pris position sur le plan de répartition établi par le délégué spécial Judah Gribetz. Environ 200 auditeurs assistaient à l'audience.

Burt Neuborne, avocat de plaignants, a soutenu le plan de répartition. Les 1,25 milliards de dollars représentent une grosse somme, mais pas assez pour satisfaire toutes les prétentions, a-t- il dit. Interrompu par les cris de survivants de l'Holocauste, il les a appelés à se rallier à une solution équitable au lieu de se disputer.

Au nom des banques suisses, Peter Widmer a fait part aux journalistes de leur souhait que l'accord global ne subisse aucun changement substantiel. Les banques sont toutefois prêtes à des concessions limitées, a-t-il dit.

Elan Steinberg, directeur exécutif du Congrès juif mondial, n'attend aucune surprise de l'audience publique. Selon lui, la question controversée des honoraires des avocats des plaignants sera discutée lors d'une autre audience, le 7 décembre.

Après l'audience de lundi, le juge Korman doit établir un plan de répartition définitif. La distribution de l'argent pourra ensuite commencer.

Le plan de répartition de Judah Gribetz a été envoyé en septembre à plus de 560 000 intéressés dans le monde entier. Plusieurs centaines d'entre eux ont fait connaître leurs sentiments dans le délai fixé au 6 novembre.

Ce projet réserve au moins 800 millions de dollars aux ayants droit aux avoirs en déshérence dans les banques suisses. Environ 400 millions de dollars doivent aller à d'anciens travailleurs forcés, réfugiés et autres victimes ayant survécu aux persécutions nazies.

swissinfo avec les agences

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